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BUT DES OPÉRATIONS

Dans quel but le Gouvernement autorisait-i opérations ?

Afin de conquérir de bons observatoires sur h lée de l'Ailette, d'aveugler les observatoires allen: sur l'Aisne et de s'établir sur des positions é( miques où les troupes françaises puissent s'user n que les troupes allemandes.

La doctrine de la Commission de l'Armée, en c touche les pertes, est établie depuis longtemps Commission est hostile aux attaques partielles, est sur ce point d'accord avec le Gouvernement co avec le Général en Chef.

Dans son célèbre rapport du i^-' novembre 191! les opérations de Champagne et les enseignemei en tirer, le général Pétain écrivait : « ... Dans le mier acte offensif, ce que l'on veut, c'est faire sul l ennemi des pertes telles qu'il sera possible plus de 1 attaquer à fond en quelque point choisi, du

aible... Ces pertes seront le fait, non de l'assaut >sé aux limites extrêmes des forces de l'assaillant, ; d'attaques exécutées par de faibles effectifs et édéesparun bombardement formidable... »

i théorie de la guerre d'usure, préalable au refou- ^nt de l'ennemi, voilà la doctrine du Général en f.

is déclarations de M. le Président du Conseil et de 3 Ministre de la Guerre à la Commission de l'Arle 21 mai 1917 en font foi.

; nous ont donné connaissance des déclarations généraux Robertson, Haig, Pétain et Nivelle, d'où rais les phrases suivantes :

[Ine s'agit plus de viser des objectifs lointains; il it d'abattre l'adversaire... Il est nécessaire pour ndre ce but d'employer nos forces à la destruction divisions ennemies... »

Nous pouvons atteindre nos fins par des attaques pliquantà un objectif limité et en faisant un plus B emploi de notre artillerie... Nous espérons ainsi ^erà nos buts avec un minimum de pertes. » i lecture du document dont ces lignes sont aites, donna lieu à un incident. Un membre de la imission en comprit mal le sens : il s'écria : « C'est é : Joffre! »

; Ministre de la Guerre répondit : « ... aucune assition n'est possible... Il ne s'agit pas de ces atta-

dont nous avons tant souffert en 1915... L'attaque être conduite rapidement, la préparation d'artillerie

être intégrale... Le terrain occupé ne doit plus V pour ainsi dire d'organisation ennemie. » Et le stre de la Guerre ajoutait que ces opérations ne ient avoir pour but que la conquête de positions lomiques.

. Ribot répondant à Lloyd George, dans la confée du 4 naai 1917, disait au premier ministre anî au npm du Gouvernement français : « Il faut

sans doute continuer Toffensive, mais nous dev chercher à utiliser nos forces sans les gaspiller ; effectifs français ont plus souffert que les vôtres...

CONCLUSIONS

Les pouvoirs publics : Gouvernement, Parlerai Général en Chef, Commission de l'Armée ont don bonne fortune d'être d'accord pour mettre fin aux laques partielles, inutiles et coûteuses.

Par quel maléfice se fait-il que sur le Chemin Dames, l'armée française subisse de telles perles?

Ces 52.000 morts, disparus, tués et blessés corresf deni-ils au résultat escompté ?

Valent -ils le terrain conquis ?

Je n'ai pas à entrer dans le domaine des opératic J'ai vu sur place l'importance des observatoires a mands sur la vallée de l'Aisne et l'importance de observatoires sur la vallée de l'Ailette.

Mais n'en disait-on pas jadis autant de Tobservalc des Éparges, de Vauquois, etc.?

Le commandement peut-il affirmer que du me l'usure infligée à l'ennemi a été supérieure ou mê égale à la nôtre ?

Hélas ! j'ose affirmer, après enquête sur place, le c traire.

De l'avis des combattants, les Allemands ont i supériorité marquée de minen. Le minen est particu rementutile sur ces plateaux aux grandes déclivités, il peut se mettre à l'abri de nos mortiers et grâce à i grand angle de chute, fouiller les pentes les plus rapid Toute l'infanterie se plaint que les services de l'arj ment n aient pas su lui donner un bon canon daccom gnement analogue à celui que possèdent les Anglais les Allemands.

N'oublions pas qu'à l'heure présente les pertes sub

nos bons régiments ne sont pas seulement une ire militaire ; elles sont une usure morale, 'ai recueilli, dans la bouche de quelques soldats au nbat, certaines paroles qui m'ont été un pénible rtissement de leur état moral.

^^ous n'avons plus beaucoup de bonnes divisions à iser user sans profit correspondant.

>i la lutte pour le Chemin des Dames a une valeur itaire, il faut accepter tous les sacrifices. lais il ne Jaudrait pas les subir pour des raisons d'ordre tendu moral et garder^ par amour-propre, des positions : économiques.

e sais que ces préoccupations sont les vôtres, Monjr le Président du Conseil, celles du Gouvernement îelles du Général en Chef, comme elles sont celles la Commission de l'Armée.

lentement les faits démentent nos intentions à tous -.a Commission de l'Armée est absente; c'est au e de rapporteur que je vous écris ; je serais donc ireux d'apprendre, avant que la Commission de rmée ne se réunisse, que le Gouvernement en a déli- 'é et conféré à nouveau avec le Général en Chef (i)*

) L'offensive victorieuse de la Malmaison qui eut lieu Iques semaines plus tard, mit fin à cet état de choses.

1^^ novembre 1916.

EXTRAITS DU RAPPORT

DE M. Abel Ferry

Sur les effectifs

des armées belligérantes

et spécialement de Tarmée français*

Ce rapport a pour but de mettre la Commission < l'Armée en mesure d'apprécier la situation des effecti des armées belligérantes et plus spécialement de l'c mée française à l'heure présente de la guerre.

Nous le divisons en quatre chapitres.

Le premier traite des effectifs de l'armée français Le second traite de l'usure de Tarmée allemande et compare avec l'usure de l'armée française. Le troisièr s'efforce, avec des éléments forcément imprécis, d'ét blir une base de comparaison entre la situation en e fectifs des deux groupes de belligérants. Le qaatrièr traite de la coopération des Alliés.

Nous déposons en même temps que ce premier ra port sur les effectifs, un second rapport sur les moyei de transports et l'aménagement du terrain. Les dei questions sont connexes plus qu'il ne pourrait le ser bler au premier abord.

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