‹ La guerre vue d'en bas et d'en hautChapitre 75 sur 94 · DEPENSES DE MUNITIONS ENNEMIES · texte numérisé non relu

DEPENSES DE MUNITIONS ENNEMIES

L'ennemi a réagi fortement après le jour J., mais il î, principalement pendant l'attaque, fait ses barrages îvec des mitrailleuses.

Tous les officiers interrogés par moi m'ont dit qu'ils ivaient constaté peu de 210 et presque pas de 3o5.

Les barrages ennemis ont été faits avec du io5 et du i5o. Cette constatation pose une question troublante. L'ennemi a-t-il des difficultés de fabrication d'acier? Un indice seul permettrait peut-être de l'espérer : depuis trois mois l'Allemagne a supprimé la publication de ses statistiques d'acier.

Ou bien, hypothèse plus vraisemblable, l'ennemi ré- 3erve-t-il ses gros calibres pour une offensive ultérieure ?

TERRAIN CONQUIS PAR l'aRMÉE FRANÇAISE

Nous n'allâmes pas, hélas ! à Laon, comme le Haut Commandement en avait eu l'illusion. Nous n'emportâmes pas partout la première position, rarement la seconde et nulle part la troisième.

PERTES SUBIES PAR l'aRMÉE FRANÇAISE

Effectifs. — Les chiffres de pertes, tels qu'ils ont été déduits des premiers renseignements donnés par le service sanitaire, sont supérieurs à la réalité.

Le sous-secrétariat du service sanitaire a donné comme chiffre d'évacuation, du 16 au 25 inclus, 101.462, dont 5.5oo malades.

Les morts étant d'un cinquième ou d'un quart au plus.

les premières journées de la bataille nous auraient donc coûté entre 120.000 et i25.ooo hommes.

Ces chiffres sont supérieurs de près d'un quart à la réalité.

Voici le tableau qui m'a été remis au G. A. R. des perles du 16 au 20 inclus des V^ et IV® armées.

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