‹ La guerre vue d'en bas et d'en hautChapitre 92 sur 94 · LA CERTITUDE DE LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

LA CERTITUDE DE LA VICTOIRE

6 septembre 1918.

Prodig^ieux retour de fortune 1 Hier nous étions aux ibîmes, aujourd'hui nous sommes à l'Empyrée! On ne respire sa joie qu'avec précaution ! On a peur qu'elle le vous brise la poitrine 1 On se voit déjà à la Meuse, au [\hin î Je lâche la bride à tous mes rêves. Les Hohenzolern seront jugés 1

La République a pu supporter toutes les défaites, l'envahissement et la mort de i.Soo.ooo hommes. Il l'est pas sûr qu'elle puisse supporter, sans précaution, la victoire.

Je suis allé parler au Président (i) de la prochaine offensive américaine. J'en reviens : ils sont jeunes, ardents. La Woëvre, où ils veulent attaquer, est Faigneuse dès maintenant. Ce peut être un échec : il peut remonter le moral allemand. Mais Pershing veut îon armée, son secteur, son attaque et sa victoire. Il ramène peu à peu à lui les divisions que Foch emploie. L'unité de commandement est précaire. Elle est dans les promesses des Alliés et dans les vœux des peuples plus que dans les faits.

L'amalgame n'est qu'un mythe : le Haut Commande- Il) M. Clemenceau.

ment américain, égoïste dans l'élan d'idéal d'une grande nation, s'y refuse.

Le moral français a atteint un degré d'exaltatior inouï ; le mois dernier, les permissionnaires de Parnaj trouvaient leur permission trop longue. Ils repartaient au front comme on va au bonheur.

Je crois maintenant à la déjaite définitive de V Allemagne en 1919.

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