Lettres sur les Arts imitateurs, par Noverre, vol. II
Caumartin mandait devant lui les coryphées du chant et de la danse, et annonçait le renvoi de l'Opéra, de Mllc Duplan, même sans la pension de 1 500 livres, pour son insolence envers son chef, et déclarait à Dauberval, qu'il était chassé, sans retraite, avec injonction de continuer à danser jusqu'à Pâques ; après quoi il y avait défense pour lui de fréquenter le théâtre lyrique, même en payant '.
Au fond, l'âme de la conspiration, c'était la Guimard. Oui, c'était elle qui conduisait l'intrigue, avec l'adresse qu'on lui connaissait, c'était elle qui empêchait les partis maladroitement violents, c'était elle qui n'avait cessé de répéter dans les réunions : « Surtout, mesdames et messieurs, point de démissions combinées, c'est ce qui a perdu le Parlement! »
Et c'était chez la danseuse qu'avait eu lieu, écrit La Harpe2, l'assemblée nocturne, où avait été prise la résolution de s'exposer à tout, plutôt que d'obéir à de Vismes.
Enfin, à l'instigation de la Guimard, était colporté, et même plus tard imprimé, un pamphlet ridiculisant de Vismes, qui dans une première lettre, datée du 27 avril 1779, se plai-