‹ La guirlande à l'épousée, poèmeChapitre 4 sur 80 · MATUTINA · texte numérisé non relu

MATUTINA

— Gaspard Hauser chante.

— Que veille en quelque ciel, fée et matutinale,

Etoile inconnue, L'être par qui pleuvra l'aurore sororale

Tant attendue ;

Qui dans l'ombre où la fleur se crispe et se dérobe.

Sans geste, sans mots.

Glisse, ensevelissant sous l'orbe de sa robe

Tous deuils, tous maux ;

Flamme et femme, ici, là, ma fille et ma fidèle

Et ma grande sœur, Et que je vive en elle et vive parmi elle.

Soleil, douceur !

Par qui, lavé des baisers de la foule, honte.

Honte, front recuit.

Une aube sur mes soirs, rythme et lumière, monte.

Sans fin, sans bruit !

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