‹ La guirlande de JulieChapitre 1 sur 90 · II EPITRE DEDICATOIRE · texte numérisé non relu

II EPITRE DEDICATOIRE

sion, c'est plus encore à llwnime bienveillant, au savant d'intimité, prodigue, comme les vraiment riches, de ses imnienscs trésors bibliographiques, de son expérience et de ses conseils.

N'est-ce pas, en effet, sous l'influence de vos généreux encouragements que j'ai pu concevoir ma tâche, préparer et mûrir la réhabilitation des poètes de ruelles du XVII' siècle ?

Aux quelques beaux esprits que je me proposais d'exhumer, à Sarasin, Voiture, Colletet, Malleville, Brébeuf et Scudéry, n'avez-vous pas ajouté, avec l'enthousiasme juvénile de votre ardente érudition, les noms de Chapelle, Montreuil, Charleval , Lainez, Ferrand, et autres poètes, hélas ! oubliés, jadis oracles dans le temple du beau langage, talents originaux, précieusenient étoffés de couleur locale, au milieu de la grandiose universalité littéraire du siècle de Louis le Grand? Vous avez particulièrement daigné sourire à l'illustre galanterie du marquis de Montausier, éclose dans ce pays de la conversation, ou Julie d'Angcnnes était reine et idole, et j'ai eu l'inappréciable bonheur de contem-

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