NOTICE. XXIII
les raisons pour lesquelles il s'est caché quelquefois sous ces lettres : M. le M. de M. ', ainsi que le marquis de Kacan par celles de M. le M. de K.^; M. Conrart, que l'on peut appeler le père de l'Académie française, n'y est désigné que par M. C.\
Comme la baronnie de Montausier ne fut érigée en marquisat qu'en 16^/^"^, trois ans après que /a Guirlande de Julie fut présentée à mademoiselle de Kambouillet,
1. Tous les noms d'auteurs sont écrits par Jarry, dans l'angle gauche de chacune des pages où commencent leurs madrigaux. Les poëtes de la Guirlande ne signèrent donc pas de leur main, à la fin de chaque pièce. Le marquis de Montausier ne se cache nullement sous les initiales décrites ici. Excepté à la table et au madrigal Zéphire à Julie , son nom paraît toujours en toutes lettres.
2. Rien ne fait supposer que le sixain signé M. le M. de R. soit du marquis de Racan ; tout, au contraire, porte à croire qu'il a pour auteur le marquis de Rambouillet, père de Julie. (V. la Note il, à la fin du présent volume.)
3. Nous ne savons sur quelle autorité ont pu s'appuyer les auteurs de cette Notice pour attribuer à Valentin Conrart les madrigaux signés M. C. Conrart ne faisait pas de vers galants, et en eùt-il fait, les six pièces signées de ces initiales ne seraient pas de lui. Trois de ces madrigaux sont assurément de Pierre Corneille; pour les trois autres, s'ils ne sont pas du même auteur, leur paternité est restée assez obscure pour qu'on puisse les attribuer à l'abbé Cotin ou atout autre (non Colletet, ni Chapelain, qui signent dans le recueil) aussi bien qu'au Père de l'Académie française, (Voyez, à la fin de cette édition, les notes 18, 21, 24, 27, 29, 33.)
4. La baronnie de Montausier fut érigée en marquisat, en 16^4, par lettres patentes données à Paris, au mois de mai de la même année. Ce marquisat fut ensuite érigé en duché-pairie, en 1664. (Voyez le P. Anselme, Eist. généal., t. V, pp. i et 20.)