OBSERVATION XII
(XIIIe d'Hofmeister, loc. cit)
Barth, Otto, 19 ans.
Il y a deux ans, il perçut, en soulevant un sac, comme une sensation deressort dans la hanche gauche. Plus tard survinrent ‘des douleurs à l’occasion d’une marche prolongée ou de la station debout, et peu à peu il eut de la difficulté à mettre ses -chaussures, c’est-à-dire à se baisser.
Le ler juin 4896, il fit une chute; à partir de ce moment, il “lui fut impossible de plier la cuisse. Après trois mois de traitement par l’extension, il se remit à marcher, mais avec laide
: d’un bàton,’et il ne pouvait pas travailler.
Examen le 22 janvier 1k97 :
Boiterie marquée à gauche; de ce côté, rotation externe de 900; contracture en flexion de 5 à 10°; légère contracture en
‘adduction : tout mouvement provoqué est impossible.
Nouvel examen le 4 février 1898.
: Le malade ne se sert plus de canne depuis le mois de mai
1896, et il s’est remis au travail; mais, à l’occasion d’une
de
marche de une heure et demie ou d’un faux pas, les douleurs reparaissent,
Attitude en rotation externe :
Celle-ci est possible jusqu’en position frontale, tandis que dans la rotation interne maxima persiste encore un angle de rotation externe de 50°. Attitude en flexionde 5; celle-ci est possible jusqu’à un angle de 1600 entre la cuisse et le tronc. Plus d’attitude en adduction : abduction possible jusqu’à 400. Sous anesthésie, les limites des mouvements restent les mêmes. |
Mais si l’on exagère la pression dans le sens de la flexion. brusquement le membre cède et la cuisse se’ laisse fléchir peu à peu jusqu’à un angle aigu de 800, Là on a très nettement la sensation de la rupture de légères adhérences. De la même façon on peut pousser l’abduction jusqu’à 350 et la rotation interne jusqu’à 15°.
Dans ces limites, les mouvements sont libres, sauf de très lègers craquements.
Au réveil, les mouvements sont impossibles à cause de la douleur. Extension et massage.