‹ La Henriade, poemeChapitre 4 sur 19 · EST FONDEE LA HENRIADE. H · texte numérisé non relu

EST FONDEE LA HENRIADE. H

furent assassines par leurs compatriotes; et, sans les sages precautions de quelques personnages vertueux, comine le president Jeannin, le marquis de Saint-Herem, etc., la nioitie des Francais egorgeait 1'autre.

Charles IX ne vecut pas long-temps apres la Saint Barthelemi. Son frere Henri III quitta le trone de la Pologne pour venir replonger la France dans de nouveaux inalheurs, dont elle ne fut tiree que par Henri IV, si justement surnomme le Grand par la poslerite, qui seule peut douner ce titre.

Henri III, en revenant en France, y trouva deux partis dominants. L'un etait celui des reformes, rf.-naissant de sa cendre, plus violent que jarnais, et ayant a sa tete le meme Henri le grand, alors roi de Navarre. L'autre etait celui de la Ligue, faction puissante, formee peu A peu par les princes de Guiso, encouragee par les papes, fomentee par 1'Espagne, s'accroissant tous les jours par 1'artifice tics moinos, consacree en apparence par le zele de la religion catholique, mais ne tendant qu'a la rebellion. Son chef etait le due de Guise, surnomme le Ualafre, prince d'une reputation eclatante, et qui, ayant plus de grandes qualites que de bonnes, sembhut ne pour changer la face de 1'etat dans ce temps de troubles.

Henri III, au lieu d'accabler ces deux partis sous le poids de 1'autorite royale, les fortifia par sa faiblrs.se ; il crut faire un grand coup de politique en se declarant le chef de la ligue, mais il n'en fut

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