‹ La Hernie Traumatique Secondaire Du PoumonChapitre 2 sur 13 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Lorsque nous commencions nos études de médecine, plein de confiance et de foi dans l'avenir nous ne nous doutions pas qu'un jour une guerre effroyable devait les interrom-: gre pour de longues années. Nous avons vécu cinquante mois dans la tourmente, essayant d'employer de notre mieux les faibles connaissances médicales que nous possédions. fi |

Mais que de fois, lorsque les brancardiers, ces héros obscurs, nous apportaient le corps pantelant d’un soldat, d’un camarade oud’un chef blessé dans le combat, avons-nous eu le sentiment poignant de l’impuissance humaine! Que de fois n’avons-nous pas formé un irréalisable souhait: être le chirurgien prestigieux qui réparera cette plaie affreuse, qui ranimera ce cœur défaillant, pour que ne pleure pas, làbas, au coin d’un foyer lointain, celle qui attend Le retour, sieille mère ou jeune épouse!

En ce jour qui marque la consécration de nos études, notre pensée s’en va douloureuse vers ceux qui sont tombés pour la Patrie: Vers notre frère tant aimé, mort en mer, au cours d’un torpillage, vers nos cousins qui dorment dans ies plaines d’Artois, de Champagne ou en forêt d’Argonmne, vers tant de nos parents et de nos amis. Que leur souvenir soit notre guide et notre soutien dans la carrière où nous entrons.

Ce n’ést pas sans une certaine mélancolie que nous nous

rappelons nos jeunes années de début, joyeuses et insouciantes, et que nous disons adieu à notre vie d'étudiant. Que nos camarades, bientôt dispersés à travers la France, trouvent ici un témoignage de notre amitié et de la tristesse que nous éprouvons au moment de les quitter.

Nous assurons respeclueusement les maîtres de cette Fcole de notre reconnaissance, pour les leçons qu’ils nous ont si généreusement prodiguées.

Nous prions particulièrement M onsieur le professeur F'orgue de recevoir l’hommage de nos remerciements émus rour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse. Nous tâcherons, au cours de notre carrière, de mettre à profit les connaissances puisées dans son enseignement, heureux si un jour elles nous vermettent de calmer quelque souffrance, de soulager quelque misère.

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