‹ La HollandeChapitre 141 sur 483 · Triptyque dit du roi Sdloinon (Salle · texte numérisé non relu

Triptyque dit du roi Sdloinon (Salle

Panneau central. — Le roi Saloiiton adorant /es idoles.

Dans une chapelle circulaire, de style Renaissance ; au milieu, une femme debout, en robe grise et manteau jaune, montre du doigt au roi Salomon agenouillé, en vêtement de brocart à manches bleues, manteau rouge et caniail de fourrure, une idole, sur un ])iédcslal, qui porte un brasier. Sur le socle, le sceptre et le bonnet du roi. A droite, trois personnages causant avec animation ; au second plan, deu.\ soldats contiennent la foule ; au fond, les prêtres.

Volet de droite. — Dieu apparaissant ii Salomon,

A gauche, le roi agenouillé, ayant à ses pieds un chien, son sceptre et sa couronne, se tourne de profil adroite, où lui apparaît le Seigneur, au-dessus d'un rocher. Au second plan, dcu.v soldats : l'un vu de dos, nu-tête, l'autre casqué et vu do face. Au fond, des cavaliers dans un défilé, une ville à l'horizon.

Volet de gauche. — Salomon et la reine de Saba,

Assis, à droite, sur un trùne, le roi reçoit l'hommage de la reine agenouillée, qui lui offre un vase de parfums. Au second plan, trois femmes apportent des présents. Près du trône, un jeune homme, un vieillai'd ot un chien endormi. Sur les revers, les écussons de Willem Simon Maertensz (149H-i557) et de sa femme Adriana Cornelis Eeuwoutsz, portés par des anges.

Pan. Cent, H., 1,07 ; L., 0,7 7. — Voleta H., 0,32 ; L., 0,4'i. 15. — Legs de Willo van

LA HAYE

Ciiters (1876). Attribution contestable. Donné par M, Sciieibler [Jahrbuch ni,p. 28) à un élève d'Henri de Blés. « Les qualités et les défauts du peintre apparaissent nettement dans ce tableau : ses compositions surchargées, ses attitudes un peu guindées, son dessin scrupuleux, surtout dans les étoiles traitées magistralement-, ses architectures grandioses, la beauté de ses paysages et la justesse d'expression de quelques-unes de ses têtes, tandis que^ dans quelques autres^, les yeux ne sont pas toujours placés correctement. » (BrÉdius. 4).

Cuyp (Aelbert), 1620-1691.

25. — Un membre de la famille de Roovere surveillant une pêcJie aux saumons dans les environs de Dordrecht (Salle VII).

Au premier plan, à gauche, un seigneur, en houppelande grenat à brandebourgs, col de fourrure, toque noire à plumes, un sabre courbé à poignée dorée à la ceinture, est monté sur un cheval bai dont le frontal porte les armes des Roovere. Il montre, de sa cravache, un saumon que lui présente un pêcheur debout, à sa droite, coiffé d'un bonnet rouge ; à terre, deux autres saumons et, au milieu, un chien ; au second plan, sur le bord d'une rivière, un gentilhomme appuyé sur sa canne. A droite, un valet accourant avec ^ %

un cheval qu'il tient par la bride et trois pêcheurs qui relèvent leur filet ; sur la

rive opposée, plusieurs maisons ; sur / / ,

l'eau, deux bateaux dont l'un tire le f f

canon et un canot. Signé à gauche :

H., 1,24 : L., 1,74. T. — Fig. 0,48. — Gravé dans les Rcc. Steengracht et Desguerrois. Acheté 1,100 11. à M. Papelaer van Driel (1820). « L'ordonnance est d'une gaucherie extrême. Tout y est disposé suivant une perspective tellement enfantine et

f)résente un aspect si déplaisant qu'on ne songe pas tout d'abord à admirer la quaité du ton, Tinlensité des colorations sur le ciel et la beauté d'exécution de certains détails, surtout des poissons que viennent de capturer des pêcheurs », (E. MiciiiiL, Gaz. des B.-Arts, 1892, p. 115.) « Le tableau est naïf et bien assis, ingénieusement coupé, original, personnel, convaincu : mais à force de vérité, l'abus de la lumière ferait croire à des erreurs de savoir et de goût. » (Fromuntin, 266).

Deelen (Dirck van) ou Delen, 1605-1671.

26. — La salle du Binnenliof pendant l'assemblée des Etats généraux, en 1651 (Salle XI).

Dans la grande salle, au plafond de laquelle sont déployés les étendards pris sur les Espagnols, au fond, les membres des Etats généraux, en manteau et chapeau noirs, sont assis sur des bancs recouverts d'une draperie verte. Au milieu, devant une haute cheminée, autour d'une table, sont assis des magistrats ; au premier plan, sur une table recouverte d'un tapis vert aux armes de Hollande avec la devise Concordid res parvae crescunt, une bible, un sablier, un encrier et trois volumes.

A la partie inférieure est fixée une plaque qui peut s'abaisser, et sur laquelle est peinte V Antichambre de la salle des Etats. Au milieu, un

MUSÉE ROYAL

solliciteur remet un placet à deux magistrats qu'accompagnent deux valets ; à droite, deux mendiants et deux visiteurs ; à gauche, deux autres personnes.

H., 0,52 ; L. 0,GG. B. — La plaque H. 0,09 ; L., 0,042. — Cuivre. Dans la vente G. Bruyn, Amsterdam (1724) figurait un tableau représentant le même sujet. Celui-ci provient de la vente Diedrick van Leyden, Amsterdam (1811). « C'est une œuvre d'un grand mérite, quoique l'effet en soit troublé par le trop grand éclat des bannières. » (Waagen, m 220).

Does (Simon van der), 1653-1717.

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