L'Adoration des Rois (Salle XIII
Dans une cour à gauche, Saint Joseph debout et la Sainte Vierge assise, rayonnante de lumière, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus coiffé d'un petit bonnet blanc. Au second plan, le bœuf et l'àne, dans l'étable. A droite, un des rois mages agenouillé, présentant un vase d'encens, est vêtu d'un large manteau grenat dont un page porte la queue; trois autres pages se tiennent à son côté. Sur la droite, debout, le second roi, coiffé d'un turban blanc, vêtu d un manteau d'or dont un page en bleu porte la traîne, prend des mains d'un serviteur un vase d'or. Derrière lui, des curieux et des hallcbardiers. Au fond, franchissant la porte cintrée d'un palais en ruines, le roi nègre, en vêtement blanc et manteau rouge, qu'abrite sous un parasol un serviteur et devant lequel marche un page qui tient ouvert un coffret. Au ciel, l'étoile indicatrice.
H., 0,80; L., 0,04. T. — Cintré. Fig. 0,25. Gravé dans le Musée Napoléon et les Rec. Steengracht et Desguerrois. 141 fl. V. J. Kendt (17(r2). Coll. Guillaume V. Attribué autrefois à van den Eeclthout. Mais il est facile de se rendre compte que ce tableau n'est pas dii à ce peintre en le comparant avec le Joseph expliquant Us songes du Pharaon. D'ailleurs, les traits du roi mage agenouillé au premier plan sont ceux du Pcseur d'Or à Rotterdam. (Voir p. 24). « Bel exemple du talent de Koninck. Le clair obscur est exceptionnellement finement ren(hi : la composition est heureuse, le dessin excellent, la tonalité dorée. Alors que la plupart de ses œuvres ont
LA HAYE
noirci, le tableau est l Osté clair et transparent. » (BRi'iDius, 58.) « Les costumes, la couleur, le paysage montagneux à ruines italiennes, tout cela montre les prédilections artistiques de ce peintre, » (Vosmaiîr, p. fiS).
Lastman (Pieter Pietersz), 1583-1633.