Vue de Delft
MUSÉE ROYAL
ciens dans la rue, devant la porte. En avant, à gauche, un broc et, sur un tonneau, une planche, avec la signature : Deman.
H., 0,69 ; L., 0,84 T. — Fig. — Acheté 1,220 fr. en 1875 à Paris. L'attribution à Cornelis de Man est douteuse. Sur les autres tableaux qu'on connaît de ce maître la signature est en effet tout autre. Or, comme les deux premières lettres entrelacées peuvent être ou un C. ou un J., M. BriÎdius émet l'opinion que l'auteur de cotte toile est peut être un certain Joost de Man qui fut, en 1613, élève de Paulus MoreeUe.
Mazzolino (Lodovico), Ferrarais, 1481 (?)-1530. 323. — Massacre des Innocents.
Au premier plan, à gauche, une vieille femme, assise à terre, licnl sur ses genoux sa fille évanouie, qui porte dans ses bras, un enfant, et une femme menace un soldat qui s'apprête à poignarder son enfant ; au milieu et au second plan, plusieurs groupes de mères défendant leurs enfants contre les soldats. Au fond, sous un baldaquin vert, Hérode, sur un trône, entouré de sept courtisans, un chien à ses pieds, touche de son sceptre une femme agenouillée ; devant ce groupe, deux hommes, l'un, à droite, ordonnant le massacre, l'autre, à gauche, brandissant un étendard. Sous deux arcs cintrés, î\ droite, la Fuite en Egypte ; à gauche, 1 Adoration des Mages. A droite, une date fausse : 1548 Fec.
H., 0,31; L., 0,37 B. — Fig. 0,12. — CoU. Rainer et (hiillaunic \. La galerie Doria- Pamphili à Rome possède un tableau de Mazzolino pr«'S(|ue identique, .\insi que 1<! fait remarquer M. diî Stlhhs (Catal. de 1874), la dis|>usiti()n générale du tableau, malgré l'action fort mouvementée, présente des groupes al)s<)lument symétriquo.s.
Meer (Johannes van deu) on Vermeer de Delft, l()o2-lG75. 92. — Vue de Delft (Salle XI Vi.
Au premier plan, adroite, un canal ; à gauche, sur la rive, contre laquelle est amarré un bateau, six personnes. Au second plan, la ville de Delft; à droite, la porte de Rotterdam et, dans les arbres, le clocher de l'Eglise Neuve ; au milieu, un pont à une arche et la porte de Schiedam; à gauche, des maisons aux toits couverts de tuiles rouges. Contre les quais, des bateaux amarrés. Signé, à gauche, sur le bateau, près d'une femme son enfant dans les bras : I. Y. M. (entrelacés).
H., 0,98; L., 1,17 T. — Fig. 0.06. — Gravé dans les Rec. Steengracht et Desguerrois et par Zilcken. Aclieté 2(»0 fl. avec 20 autres tableaux de van der Meer en 1G96 à une vente à Amsterdam et 2,000 tt. à la vente Slinstra (1822). « Vermeer a peint peu de paysages ; on lui en attribue beaucoup qui ne sont pas de sa main, et
aui n'ont qu'une vague ressemblance avec son adiniral)le Vue de Uelft. Il a jeté là. y a concentré la clarté qu'il voyait planer au-dessus de sa ville. La peinture en est large, magistrale, srtre; la couleur lumineuse, le ciel clair qui se voûte au-dessus de la ville, tout attire notre plus vive admiration. » (Rnicnius, 37.) Smitm {Hobbcma, 59; donne sur la provenance de ce tableau un renseignement erroné. Une esquisse achetée 92 fl. à la vente de Vos en 1833 et gravé par Lalanne dans la (jaz. des Beaux-Arts (année 1866) se trouve au Stacdel Inst. à Francfort.
LA HAYE
Meer (JoHANNEs van der) ou Vermeer, d'Utrecln, vers 1030-1688. 406. — La Toilette de Diane (Salle XIV).
A droite, une nymphe agenouillée, en robe violette et corsage brun, lave le pied de la déesse assise, au milieu, sur un rocher, en robe jaune, un croissant sur sa chevelure blonde, de profil tournée à droite vers deux nymphes, l'une, enrobe bleue et corsage rouge, se lavant le pied droit, et une autre, en robe noire, debout, au second plan; à gauche, une nymphe est assise, vue de dos, une draperie orange sur l'épaule gauche. En avant, un chien, une bassine en cuivre et une serviette blanche. Signé, sur le rocher, près d'une tige de chardon : J. v. Meer (v. et M. accolésj 165... (La signature a, en partie, disparu.)
H., 0,98 : L., 1,05 T. — Fig. pet. nat. 175 fl. à La Haye, 4725 fl. V. Goldsmidt à Paris. Attribué alors à Nicolas Maes, puis par M. de Stuiîrs à van der Meer de Delft. Ce tableau est considéré maintenant comme l'œuvre de van der Meer d'Utrecht. « La facture du peintre se rapproche peu de celle de Vermeer de Delft. Le coloris seul le rappelle : mais nous cherchons en vain un tableau analogue dans son œuvre. Quel qu'en soit l'auteur, l'œuvre est bonne : mais l'auteur a dû aller en Italie, ou tout au moins avoir vu des tableaux italiens, » (Brkdius, 37.) Van der Meer d'Utrecht visita en effet l'Italie fort jeune et en revint vers 1663. M. t'Hooft, directeur du Musée Fodor à Amsterdam, et M. Waller maintiennent cependant l'attribution à van der Meer, de Delft, qui aurait peint ce tableau dans sa jeunesse.
Memling (Hans), Flamand, avant 1430-1494. 595. — Portrait d'homme (Salle II).
De trois quarts tourné vers la gauche. Visage rasé. Longs cheveux bouclés châtains. Collet grenat, tunique grise doublée de fourrure, chemisette blanche. Au cou, un joyau retenu par une chaîne d'or. Les deux mains jointes ; deux bagues à l'annulaire gauche. Fond de paysage.
Au revers des armoiries et une fausse signature d'ANTONELLO de Messiine.
H., 0,30; L., 0.22. B. — Fig. en buste gr. nat. — 405 guinées V. A. Fontaine, Londres (1894). Acheté 6,300 fl.par la Société Rembrandt; vraisemblablement volet d'un diptyque. A rapjjrocher du portrait de la galerie Corsini, à Florence.
Metsu (Gabriel), vers 1630-1667.