Le Jeune Taureau (Salle XI
Dans une prairie, au milieu, un jeune taureau, brun, tacheté de blanc sur les reins et au front, debout, est tourné de profil vers la gauche, où sont groupés, au pied de deux grands arbres, une vache, une brebis, un agneau et un bélier couchés ; au second plan, derrière une barrière, de face, regarde un paysan, en veste grise,de sa main gauche s'appuyant contre le tronc d'un arbre ; au fond, adroite, dansla plaine, des bestiaux ; un village à l'horizon. Signé, à gauche sur la palissade :
H., 2,38; L., 3,45 T. — Fig. gr. nat. — Grave par Couché, Masquelier, Denon, dans la galerie Lebrun (dont il no lit jamais i)artie), dans Landon, le Rec. Steengracht, THistoire des Peintres, l'ouvrage de Woermann, etc. 630 fl. V. Fabricius, Haarlcni (1749). Coll. de Guillaume IV; estimé par Smith 5,000 guinécs, N» 48. « En dépit de sa perfection, ce chef-d'œuvre prouve combien était juste le sentinient qui porta les peintres hollandais en général à traiter leurs sujets dans de petites diniensions. .\ part le portrait qui exige avant tout la r<!pro(liiclion fidèle de la nature, un objet ne doit être représenté dans ces grandes proportions que lorsqu'il intéresse l'esprit. » (Waa(ji:.\, III. 103.) Cette opinion est aussi celle de Tiiiioi'iiii.ic G.vltikk [Moniteur Universel, juin 185H), Buiuinu (I, 211-215;, Fho.mkntin. « Le malheur est que l'eiret, adopté trop naïvement par le i)cintre, ne comporte point d'ombres. La lumière est égale partout, monotone et sans demi-teintes. Car h; temps est un peu sombre, le ciel n'a |)as un nuage, mais une sorte de voile opaque, tendu entre la lerr<' et le soleil, et qui intercepte tout rayonnement. La Hollande offre souvent cet efTet-là. m (BuRGKU, 212.) « L'unité manque à ce tableau, qui commence on ne sait où. ne finit pas, reçoit la lumière sans être éclairé, la distribue à tort et à travers, échappe de partout et sort du cadre. II est trop plein, sans être occupé... C'est une grande étude, trop grande; au i)oint de vue du bon s<'ns, pas trop pour les nîcherches dont elle fut l'objet et i)our l'enseignement que le peintre en tira. » (Fho.mkntin, 210.)