Une Plage (Salle VII
A droite des promeneurs sur les dunes et snr la plage où déferlent les vagues; au milieu, dans l'eau, dc^i groupes d'hommes et de dames se dirigent vers des bateaux de pêcheurs, à l'ancre, à gauche.
H., 0,54 ; L., 0,65. T. — Fig. 0,04. Gravé dans le Kunstkronyk (1873). 1103 fl. V. van der Pot (1808). Autrefois au Musée d'.Vmsterdam; des réplicfues de ce tableau à la National Gallery, chez le duc d'Aumale, etc. Exécuté sans doute entre 1660 et 1070. Smitii, N. 287. « Cette œuvre, d'un eifet puissant, est remarquable par les nuages, fortement chargés de pluie, ([ui s'amoncellent dans le ciel, et par la lumière blafarde et brisée qui descend sur l'eau et sur les navires >> (\Va.\(!i;n, 111, 161).
155. — Vue de Haarlem prise des dunes d'Over^'een (Salle VII).
Au premier plan, devant une blanchisseri'j, des paysans étendent, dans un enclos, de la toile. Au fond, sous un ciel nuageux, la ville de llaarlem, entourée de bois, avec ses clochers et ses moulins. Signé, à droite, en bas : J. Ruisdael (J. V. R. entrelacés).
H., 0,50; L., 0,02. T. — Gravé dansle Rec. Steengracht. 0700 fl. V. Muller (1827). Il en existe de nombreuses réplique*' : l'une à Amsterdam, une autre chez M. de Stuers, n» 1231, p. 147, une autrcà Berlin, une troisiémeà l'Ermitage, etc. « Rien de plus parfait ne i)eut sortir du pinceau d'un maitie. » (S.mitii, n» 2i0.) « Il faut voir cette toile haute de 1 pied 8 pouces pour apprendre d'un maître qui ne craignit jamais de déroger parce qu'il n'était pas homme à descendre, comment on relève un sujet quand on est soi-même un esprit élevé, comment il n'y a pas de laideur, pour un œil qui voit beau, pas de petitesse |)Our une sensation grande, en un mot ce «pie devient l'art de peindre quand il est pratiqué par un noble esprit. » (Fromknti.n, 954.)