‹ La HollandeChapitre 248 sur 483 · Descente de croix (Salle II · texte numérisé non relu

Descente de croix (Salle II

Au milieu, Joseph d'Arimathie, de prohl tourné vers la droite, en pourpoint à fleurs rouges, chausses rouges, manteau brun doublé de fourrure, bonnet violet, soutient le haut du corps du Christ étendu sur son linceul, dont Nicodème. à droite, en robe rouge, manteau violet, relève un des pans, de la main gauche, tandis qu'il porte l'autre main à son chaperon noir. A droite, un évêque agenouillé, les mains jointes, sa crosse contre son épaule droite; debout, saint Pierre, enrobe et manteau verts, portant les clés, et saint Paul, enrobe verte et manteau rouge, appuyé sur son épée. Derrière le Christ, la Vierge, agenouillée, les mains jointes, en robe bleue et voile blanc, soutenue par saint Jean, debout, en robe et manteau rouges. A gauche, une sainte femme, agenouillée, en jupe rouge, robe blanche à doublure verte, manteau violet, une tète de mort à ses pieds, soutient, de la main gauche, le bras droit du Sauveur. Au second plan, debout, de profil, tournée vers la droite, une sainte femme, en robe jaune et manteau brun, se lamentant et la Madeleine, en robe noire et manteau rouge, tenant, de la main droite, un vase de parfum et s'essuyant les yeux de la gauche. Au fond, la croix, contre laquelle est posée une échelle. Au loin, un château près d'un étang que longe un cavalier ; à droite, une colline avec un pigeonnier ; à gaucho, un cavalier sur une route qui mène à une ville fortifiée.

H., 0,78; L., 2,95. B. — Fig. pet. nat. — Acheté 2,000 fl. par Guillaume I à la V.Kcverberg (1827).. attribution contestée par MM.Crowk et CAVALC.vssELLEet Hyma.ns.

LA HAYE

M. A, J. Waltkrs [Hans Memllng, p. 33, 36, 38, 101) attribue résolument à Memling cette peinture « qui doit être des débuts de la carrière de l'artiste, car elle dénote l'influence de son maître Rogier van der Weyden ». Il y retrouve l'étang avec les deux cygnes que Memling a souvent répété et le cavalier au cheval blanc qui serait, selon lui, la marque du peintre. Il croit que c'est le tableau mentionné dans un inventaire de l'église de Middelbourg en 1653. Il nous semble imprudent d'attribuer résolument à Van der Weyden ou Memling cette remarquable et intéressante peinture dont l'auteur, en tout cas, tient une place honorable entre les deux grands maîtres.

Witte (Emanlel de) ou de Wit, vers 1617-1692.

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