COLLECTIQX DU PRINCE FRÉDÉRIC HENRI
vers la gauche, soulève, de la main droite, un voile qui recouvre l'Enfant Jésus endormi, la tête sur des draperies vertes. Adroite le petit saint Jean agenouillé. Dans le paysage, une ville et un couvent. Diamètre 1,19. B. .\cheté 1G500 fl.
Bol (Ferdinand), IGIG-IOSO. — Sept me/nbi'cs de la Gilcle des Dégustateurs en vins.
Us sont réunis autour d'une table recouverte d'un tapis oriental, en vêtements noirs et col blanc. L'un, au milieu, tenant, de la main droite, son chapeau : le second, à gauche, un papier à la main; au second plan, le troisième, debout, verse, avec une pipette, du vin dans une coupe ; le quatrième, assis, écrit; le cinquième, debout, ouvre un livre qu'il a pris dans une armoire ; le sixième montre au septième un papier. Au fond, une colonne. .
H., 2 m. 3 L.. 3 m. ; T. — Fig. gr. nat.
Canaletto (Antonio Canal, dit II), Vénitien, 1()97-1708. —
Vues du grand canal.
H., 0,G2; L-, 0,90. T. — Deux tableaux se faisant pendant; achet«'-s 3800 fl,
Coquès (GoNzALÈs), Flamand, I()18-1()(S4. — Réunion de famille.
Dans une salle, au milieu, sont assis, se tenant par la main, le père et la mère, à laquelle un valet offre un verre ; à droite, trois enfants: à gauche, une bouteille dans une bassine. Au fond, par une ouverture, on aperçoit un paysage.
H., 0,3ti : L., 0,4o. B. — Exposition d'Utrecht (1804).
Cornelisz (Jacor) van Oostsanen, 1480 (? - apr^ s 1533. —
L'Adoration des Mages.
Au milieu, assise, la Vierge tenant l'Enfant Jésus, auquel un des rois Mages, son chapeau pendant dans le dos, sur son manteau broché d'or, offre un bol en or ; à droite, le second roi, en ntanteau vert et chapeau pointu rouge, porte un vase de parfum ; à gauche, le roi nègre, en manteau blanc, toque noire, présente une coupe. Au second plan,, trois hommes d'armes, devant une église, dans laquelle est réunie une nombreuse assistance. Au fond, des cavaliers franchissant une poterne. Au ciel, trois anges.
H., 1,10 ; L., 0,75; B. — Fig. 0,50.— Coll. Guillaume H. Aehcté 23 000 fl. « Ce tableau, attribué à Lucas de Leyde, dont il porte; le faux monogramme, inspire des doutes à plusieurs auteurs. »'(Hvmans, Carcl v. Mander, 1, III.)
Cuyp (Aelbert), 1()20-1691. — Une Écurie.
Un homme, tenant par la bride deux chevaux, cause avec une fille ; près de lui, un chien. Au fond, deux portes ouvertes sur la rue. H., 0,30; L., 0,48. B. — Fig. 0,15. — Exposition d'Utrecht (1804).
LA HAYE
Maes (Nicolas), 1632-1693. — Portrait d'homme.
De trois quarts, tourné vers la droite. Perruque brune ; chemisette blanche, manteau noir ; de la main droite, il tient un gant. H., 1 m. ; L., 0,72. T. — Fig. en buste gr. nat.
Portrait de femme.
De trois quarts tournée vers la gauche. Robe noire, large col blanc. De la main gauche, elle tient un éventail ; de la droite, une montre d'or posée sur une table.
Pendant du précédent.
Marmion (Attribué a Simon), Flamand, vers 1425-1489. —
Légende de saint Bertin. Deux panneaux.
Premier Panneau. I. Deux évêques et un prêtre sont agenouillés devant un prie-Dieu. Au ciel, un ange portant un écusson, celui sans doute du donateur. — II. La naissance de saint Bertin près de Constance. — III. Son entrée au monastère de Luxeuil. — IV. Saint Bertin, accompagné des saints Momelin et Bertram, arrive à Thérouenne. — V. Saint Bertin, ses deux compagnons et Albroald qu'il convertit au christianisme.
Deuxième Panneau. — I. Saint Bertin change de l'eau en vin. — II. Le sire de Hérémar reçoit des mains de saint Bertin l'habit monastique. — III. Saint Bertin prêche devant les fidèles. — IV. Saint Bertin tenté par le démon qui a pris la figure d'une femme. — V. Mort de saint Bertin (709).
H., 0,50 ; L., 1,55. B. — ColL du roi Guillaume II. Exp. d'Utrecht (1804). Primitivement, ces deux panneaux formaient les vantaux d'une pièce principale ornée do pierres précieuses. Deux fragments qui en ont été distraits, représentant, l'un des anges chantant, Tautre des anges emportant au ciel le corps du saint, ont fait partie de la Coll. Beauconsin à Paris. (Crowk et Cavalcassulle, Peintres flamands. 11, 44). « Un dessin correct et élégant, de la noblesse dans le caractère, un grand fini, une ténuité de couleur remarquable et une harmonie parfaite sont les qualités qui ont fait attribuer autrefois ces deux superbes panneaux à Memlin,g » (Taurel, 4rt chrétien, I, 139). Cette peinture est aujourd'hui considérée comme l'œuvre de Simon Marmion auquel, d'après des documents publiés par Monseigneur Dehaines {Recherches sur le retable de Saint Bertin et sur Simon Marmion, Lille, L. Quarré, 1892), Guillaume Fillàtre, abbé de Saint-Bertin, avait en effet commandé en 1459 un retable qu'il donna à son abbaye. M. Hymans [Gaz. des B. -Arts, 1895, p. 51) rapproche cette œuvre du diptyque d'Anvers, N" 531, où un abbé des Prémontrés est à genoux devant la Madone, attribué à Memling. « Certainement les panneaux de Saint-Omer joignent à la délicatesse la grâce et la dignité des meilleures compositions de l'illustre bourgeois de Bruges. Leur coloris les range plus près de Thierry Bouts, dont ils ont aussi la touche onctueuse. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'en dehors de Jan van Eyck, peu de maîtres du xv* siècle ont poussé si loin l'entente de la composition et celle des convenances pittoresques. »
Orley (Bernard van). Flamand, vers 1490-1542. — Sainte Famille.
H., 0,25; L., 0,17. B. — Acheté 2000 fl. Coll. Guillaume II.