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MUSÉE DE LEYDE

Cliché Viiikrnbos et D< w;d<l. 'r vii(i(.'i:ivin< Kucki rl.

Lucas de Leyde.

1000. — Triptyque du Jugement dernier (Panneau central).

MUSÉE MUNICIPAL

agenouillée, les mains jointes, de trois quarts tournée vers la droite. Derrière elle, Marie Madeleine, en robe de brocart à fleurs, tenant un vase de parfums, sainte Cécile, un faucon sur son poing gauche, s'appuyant de la main droite sur une épée, un orgue à ses pieds. Fond de paysage.

Extérieurement : à droite, sainte Agnès et sainte Lucie; à gauche, sainte Apolline et sainte Gertrudc de Nivelle, contre la crosse de laquelle grimpent des souris.

Autour du panneau central, intérieurement, dans des petits médaillons, les sept douleurs de la Vierge et deux anges portant des écussons.

H., 1,24; L., 1,22. B. — Gravé dans Taurel, Ces deux triptyques, qui proviennent de l'hôtel de ville, étaient primitivement au couvent de Marienpol à Leyde, détruit au XVI* siècle. Ils avaient été commandés au peintre vers 1500 par JacoJj Martini, huitième régent de Marienpol et par une de ses parentes. Ils furent conservés lors de la destruction du couvent, dit un document du temps « En raison de leur valeur et du souvenir d'un maître et citoyen si éminent ». L'œuvre (;n effet était remarquable et justifiait le prix qu'on y attachait. «Si l'exécution offre avec celle des successeurs de van Eyck des analogies évidentes, on y peut cependant relever déjà quelques-uns des traits [)articuliers qui caractériseront 1 école hollandaise, la sincérité avec laquelle sont peints les portraits des donateurs, et surtout les pavsages servant de fond aux épisodes et dans lesquels les fonds hleuAlres des loiiiLims s'opposent harmonieusement aux colorations brunes etjaunàtres des rochers». (Emu.!-: .Miciiicl, 10). « Les formes sont d«ires et sèches, les mouvements violents et anguleux ;. seul le groupe des femmes à côté de la Vierge défaillante, présente une impression de douceur et de calme qui, rapprochée de toutes ces rudesses, parait peut-être plus touchante encore... C est là un sens impitoyable ([ui, en regard de la manière plus aimable de l'école de van Eyck, témoigne cependant d'une sérieuse et très judicieuse tendance de l'art à isoler chaque détail dans l'espace ])our le rendre avec autant do perfection que d'exactitude. •> (Sc.h.naasi:, cité par Hukd, I, 13'i )

Everdingen (Caesah van), l(i0()-l()79.

2327. — Portrait d'/iont/ne.

Sur le fond : .Etatis 31 Jnno 1035.

H., 1,06; L,, 0,80. B, — Fig-, à mi-corps gr.

Gaesbeeck (Aduiaen VAN , .'-Kiôo

2337 c. — Le repos en Lgijpte.

Signé, à droite : A. van Gaiîsbeck f H., O/iO; L., 0,48. B. — Fig. pet. nat.

Lucas de Leyde, 1494-1533.

1000. — Triptyque.

Panneau Central : Le Jugement dernier.

A la partie supérieure, dans une auréole, le nom de Dieu en lettres

LEYDE

hébraïques et le Saint Esprit : Au milieu, le Christ assis sur l'arc* en-riel, une épée et une branche d'olivier à hauteur de son visage , entouré des apôtres et de saints et présidant au jugement dernier ; à ses pieds, deux anges sonnent de la trompette. A la partie inférieure, à gauche, des anges conduisent les élus au Paradis ; à droite, des démons entraînent les réprouvés.

Volet de droite : L'Enfer.

La gueule d'un monstre en marque l'entrée. Au premier plan, un démon vert traîne une femme par les cheveux. Au fond, une prisonaux fenêtres garnies de barreaux.

Volet de gauche : Le Paradis,

D'après une tradition, le vieillard qui se tient au milieu des élus serait le père du peintre qui se serait représenté dans le panneau central, au premier plan.

Extérieurement : à droite, saint Paul, en vêtement gris, manteau rouge, tenant un livre, une épée à ses pieds ; à gauche, saint Pierre, en vêtement vert et manteau bleu, portant les clés. Fond de paysage, avec des rochers et la mer, se continuant sur les deux volets.

Pan. Cent. H., 2,70; L., 1,76. Volets H., 2,70; L., 0,75. B.— Gravé au siècle dernier par Delphus. Peint en 1533 pour le maître autel de l'église des SS. Pierre et Paul, et transporté en 1566 à l'hôpital Sainte Catherine, il lut définitivement placé en 1577 dans la salle du bourgmestre à l'hôtel de ville. D'après Tauriîi. [Art Chr., 11,175), la partie supérieure du panneau central renfermait autrefois le Père Eternel couronné d'une tiare. Dans la suite, cette figure, qui rappelait trop la papauté, fut recouverte par un badigeon et trois lettres hébraïques entourées de rayons. Lors de la restauration du tableau, exécutée à la fin du siècle dernier par de Groot, on exigea que cette modification à l'œuvre primitive fût maintenue. « On y voit un grand nombre défigures d'hommes et de femmes qui prouvent que le peintre a beaucoup étudié la nature, surtout les corps des femmes qui sont de la carnation la plus délicate ; comme c'était alors l'usage, les contours sont un peu durement accusés et tranchés. En somme, l'œuvre est de telle valeur que de puissants monarques avaient fait des démarches pour obtenir ce tableau; mais les offres avaient été poliment déclinées par le magistrat qui ne voulait pas se séparer d'une production aussi glorieuse de son concitoyen. » (Cariîl v . Mander, II, 144.) «Le type des femmes est plein de douceur; les chairs sont traitées d'un pinceau tendre "et délicat, mais avec un naturalisme naïf qui accuse toute la roture des formes, des jambes cambrées, des pieds plats, des corps à la fois potelés et pauvres. Quant au coloris, c'est celui que Lucas de Leyde tenait de son maître Corneille qui se rattachait à l'école de Bruges. Cependant les tons exaltés des Van Eyck sont rompus en fines nuances dans le tableau du peintre hollandais.! Lucas s'élève, comme eux, aux notes les plus aiguës de la gamme, mais dans un mode mineur, si l'on peut ainsi parler, de façon que les couleurs éclatent sans violence et que l'œil en est caressé autant qu'ébloui. » (Ch. Blanc, Hist. des Peintres.)

Luchtmans (Samuel), 1685-1757.

2822. — Portrait d'Anna Le Maire, fille de Maximiliaen.

2823. — Portrait de Maximiliaen Le Maire.

H., 0,74 ; L., 0,63. T. — Prop. de l'hôpital des Enfants Pauvres à Leyde.

MUSÉE MUNICIPAL

Merck (Jacob VAN der), seconde moitié du xyii*^ siècle.

970. — Portrait de Gerrit Leonardsz van Grootveld, capitaine de la garde civique en 1657.

A gauche, vers lui se dirige, en le saluant, un homme; à droite, au second plan, un porte-drapeau et des tireurs.

H., 2,01; L., 1,11. T. — Fig. gr. nat. Portrait exécuté aux frais du capitaine et donné par lui au Doelen de Saint Georges.

1219. — Les Cinq Régents de l' hospice de Loridan.

Autour d'une table, l'un, au premier plan, tourné à droite, se lève: les autres, assis, regardent, à gauche, un petit mendiant qu'amène le portier, son bonnet rouge à la main. Jiln haut du cadre, le portrait, en grisaille, de Pierre Loridan, fondateur, dans un cadre ovale cl une inscription se continuant en bas et donnant le nom des Régents.

H., 1,68; L.,2,63. T. — Fig. jusqu'aux gi-noux. gr. nat. Provient de l'hospice.

Moor (Garel DE i, 105()-1738.

1592. — Les Cinq Régents du La/xcn/ui/.

Autour d'une table, trois assis, deux debout; on avant, un enfant tenant une fleur.

H., 1,75 : L., 2,25. B. — Fig. jusqu'aux genoux gr. nat. .Autrefois, au-dessus de la cheminée, dans ladite lialle aux draps ; sur le cadre, le nom et le blason des personnages et des vers de Putman.

Rudolf d'Anvers (Attribué àl, Flamand, xvi'^ siècle. 2801> — Portrait de Jan van dcr Docs et de sa famille.

Assis, à gauche, entouré de ses six fils; sa femme, assise, à droite, entre ses deux lllles. Au-dessus de chaque figure, sur le fond, son nom.

H., 0,98; L., 1,83. B. — Fig. à mi-corps gr. nat. Don du comte de Limburg-Stirum Noordwyk «ISS?). Sur le cadre, douze maximes en latin, écrites sur trois colonnes. Jan van der Does connu, comme poète latin, sous le nom de Janus Dousa, prit unt; part active à la défense de Leydo contre les Espagnols, en 1574.

Schooten (Joris van), 1587-1651.

962. — Cinq officiers entourent le Capitaine Johan van Banclicni auquel on offre un yerre,

H., 1,74; L., 1.91. B. Daté: 1626.

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