Cinq Régents de l'hospice des Enfants pauvres
Assis autour d'une table recouverte d'un tapis oriental à franges, vêtus de vêlements noirs avec cols blancs rabattus, coiffés de chapeaux à larges bords. Au second plan, debout, un homme nu-tête, un trousseau de clés à la main. Signé, au milieu, sur le dossier de la chaise :
H., 1,85; L., 2,46. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. Après F. Hais et Verspronck, de Bray trouve moyen de faire, dans une gamme; plus claire et d'un pinceau moins sûr, mais avec un accent admirable de vérité, une œuvre inattendue et originale. Le fond gris de cette composition, sourd, plat, glacial, semble, par malheur, avoir été repeint ; niais les tètes fortes et lovales de ces bourgeois sans apprêts avec leurs longs cheveux traînant sur leurs longs rabats, sont d'un caractère étonnant »
(LAl'UNliSTUE, 211).
24. — Les Quatre Régentes de l'hospice des En fants pauvres (2).
Assises autour d'une table, recouverte d'un tapis grenat à franges d'or, vêtues de robes noires, de larges cols rabattus et de manchettes blanches. Coiffées de serre-tête. A gauche, une régente mesurant une pièce do toile ; l'autre écrivant sur une ardoise ; au milieu, la troisième empilant des écus ; derrière elle, la directrice, debout apportant son livre de comptes ; la quatrième régente, à droite, écrit dans un registre; au fond, à droite, une draperie jaune relevée. Signé, sur l'encrier: A. 1664. D. Bray f.
H., 1,87; L., 2,36. T, Fig. jusqu'aux genoux gr. nat. Le chef-d'œuvre de l'artiste. « Ce tableau, dans une gamme argentine, grise, liliacée, d'une distinction un peu froide, mais charmante, est intact » (G. Lakknustric) .
25. — Les Trois Régents de l'hospice des /lépreux (1). Signé : J. D. Bray 1667.
H., 1,40 ; L., 1,96. T. — Fig. jusqu'aux genoux. « Ce tableau et le suivant, redites
HAARLEM
affaiblies des compositions précédentes, marquent de l'appesantissement » (Lafenestre).