Vue de Ilaarlem
Signé : A. v. E.
H., 0,38 ; L., 0,64. — Toile collée sur panneau. Fig. 0,05. Coll. Messchaert van VoUenhoven. Donné en 1893 par la Société.
Grebber (P'rans Pieterz), 1570-l()49.
75. — Repas de douze officiers du corps de Saint-Georges [l).
Dans une salle, quatre sont debout, huit assis, autour d'une table; vêtements noirs avec écharpe blanche et rouge en sautoir ; à gauche, le colonel, portant une écharpe orange, et un officier, appuyé contre sa chaise; au fond, un valet, un plat à la main. Au plafond, une draperie relevée.
Frais R GREBiERiéi^^
HAARLEM
H., 1.6G ; L., 2 m. T. — Fig. gr. nat. Le meilleur des trois tableaux. « Le groupement est plus h;ibile, les physionomies sont plus vives, l'exécution est plus brillante ». (&. Laf hnkstrk, id., 349.)
76. — Repas des officiej^s et sous-officiers d'un corps d'archers (1).
Signé, au milieu, sur le bras du fauteuil du colonel : Ao 1619. G. P. Grebber.
H., 2 m. L.| 4,90. T. — Fig. jusqu'aux genoux gr. nat.
79. — L'Empereur Barberousse et le Patriarche de Jérusalem, ajoutent aux armoiries de la ville de Haarlem l'épée et la croix, après la pi'ise de Damiette. (Cor.)
L'empereur, couronné, assis sous une tente verte, remet l'épée à un jeune homme cuirassé, tourné de profil à gauche, un genou enterre un bouclier près de lui; à gauche, le patriarche de Jérusalem, tenant, de la main gauche, une croix; près de 1 empereur, un page porte sur un coussin, le globe impérial. A gauche, deux prisonniers. Signé, sur le bouclier : P. D. G. (entrelacés) 1630.
H.. 1,08; L.,1,96. T. — Fig. pet. nat.
80. — Le Prophète Elisée refuse les présents de Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie (Cor.).
Signé, sur le manteau grenat: P. D. G. (entrelacés) 1627.
H., 1,15; L., 1,80. T. — Fig. pet. nat. Hospice des Lépreux, « Ce tableau oft're ce mélange de physionomies bourgeoises et de prétentions poétiques, de costumes tapageurs et d'attitudes gauches qu'on trouve d'ailleurs si fréquemment, à la n\ème époque, chez certains imitateurs maladroits de Rembrandt (LAFENESTRii, id,, 213).
Hais (Frans), 1581-1666.
84, — Portrait du peintre (2).
Tourné de trois quarts vers la droite, chevelure et moustaches blondes. Pourpoint noir, col blanc, chapeau à larges bords.
H., Dia. 0,16. B. — Coll. Van der Uillegen. Don Enschedé (1883). Copie dont l'original appartient à M. Varneck de Paris.
85. — Repas de douze officiers des archers de Saint-Georges [\).
Dans une salle, huit officiers assis autour d'une table servie, trois porte-étendard et un valet debout ; au premier plan, au milieu, un officier, de trois quarts tourné vers la droite, appuie sa main droite sur la hanche et regarde le spectateur. A gauche, trois officiers, dont deux causent ensemble; au second plan, au milieu, un porte-étendard, en pourpoint vert, sa bannière blanche et jaune sur l'épaule, et un officier, assis, qui se tourne vers lui. Entre eux, un convive découpant
MUSÉE MUMCIPAL 183
une victuaillc' A droite, deux officiers et un valet; en avant, deux porte-étendard, l'un, en pourpoint marron, saluant l'assistance, l'autre, en pourpoint noir à manches blanches, coiffé d'un feutre orné d une chaîne en or et d'une plume. Au fond, par une fenêtre, on aperçoitl e paysage ; à gauche, une draperie brune relevée; à droite, des hallebardes aux murailles. Les officiers sont vêtus de noir, avec écharpe en sautoir. Daté, sur le bras d'un fauteuil: 1616.
H., 1,7.3; L., .3,25. T. — Fig. gr. nat. Gravé par Unger; au musée Teylers, deux études pour ce tableau, au crayon noir sur papier bleu. « L'ordonnance "est encore naïve. Comme chez Cornelis et chez Grebber, c'est toujours l'ordre dispersé : l'idée déconcentration d'cfl'et, et d'unité harmonique, ^ui se marquera bientôt, n'apparaît, au moins dans l'ordonnance, qu'il l'état crépusculaire... Mais si Hais trahit encore çà et là qu(?lque timidité, d'ailleurs très relative, dans l'exécution des figures dans lesquelles on sent un dessin aussi ferme et aussi précis que celui de ses plus illustres contemporains, il est déjà passé maître dans l'art d'animer, en les subordonnant, tous les accessoires. C'est la vie, la joie, le naturel, la santé, toutes les qualités foncières de la race qui rentrent tout de bon cette fois dans l'art de la Hollande et qui n'en sortiront plus » (Gr. Laficnestru, id., 356),
86> — Repas des officiers des archers de Saint-Georges (1).
Dans une salle dudoelen, six officiers sont assis autour d'une table abondamment servie. L'un, au milieu, au premier plan, vu de face, en pourpoint jaune à manches grenat, renverse son verre vide ; son voisin, à droite, en pourpoint noir, tend le bras gauche en avant ; au second plan, un troisième, vu de face, en vêtement noir exprime sur des huîtres le jus d'un citron, et un quatrième, en vêlement jaune, un couteau à la main, se tourne vers un porte-étendard debout. A droite, un valet et un porte-étendard, devant une porte ouverte. A gauche, le colonel, un vei're à la main, el deux officiers, l'un assis, l'autre debout. Ces trois personnages ont des pourjioiuts noirs : un porte-étendard les salui>. Au fond, une draperie i-elevée.
H., 1,70; L., 2,25. T. — Fig. à ini-corps gr. nat. Peint en 1627. « Peinture gri.se. fraîche, naturelle, harmonie noire. 11 a trouvé son registre et fixé ses éléments de coloris. Il emploie le vraiblanc; colore on clair avec qiiel(|ii<'s glacis, y ajoute un peu de patine» (Fno.MKNTi.x, Les Maîtres d'autrefois, :{0:i).
87. — Repas des officiers du corps des archers de Saint-Adrien à l'occasion de leur départ de Haarlem, sous le colonel et Bourgmestre Willem Vooght, le 18 octobre 1627 (1).
Dans une salle éclairée par deux fenêtres, sont réunis huit officiers, trois porte-étendard et un valet. Ils portent tous des pourpoints de couleur difl'érente, avec écharpesen sautoir el collerettes blanches; les uns sont nu-têle, les autres coiff('>s de chapeaux noirs : au milieu, au premier plan, un officier et le colonel élevant un verre, sont loui iiés vers un porte-étendard, debout au pi'emier plan, qui tient, de la main droite, son chapeau, un chien à ses pieds; au second ])lan, un second porte-étendard renverse son verre vide et deux officiers dont l'un découpe un morceau de viande. A droite, en avant, un officier assis, de profil tourné vers la di'oite, le visage de face ; son voisin lui tend
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un verre; au second plan, deux convives tenant, l'un debout, appuyé sur son épéc, un verre, l'autre assis, un plat; un porte-étendard et un valet, au milieu, devant la fenêtre ornée de vitraux, par laquelle on aperçoit un jardin. Signé, sur le fauteuil du colonel : F. H. (accolés).
H., 1,80; L., 2,65. T. — Fig. jusqu'aux genoux gr. nat. « Nul emploi de clair obscur; c'est le plein air d'une chambre très éclairée et également. Do là, des trous entre les tons que rien ne relie, des souplesses quand les valeurs et les couleurs naturelles s'appuient l'une sur l'autre au plus près; des duretés, quand l'accord est plus distant « (FromeiNTIN, id., 304).
88. — Réunion des officiers du corps des archers de Saint-Adrien (1).
Quatorze officiers sont réunis dans le jardin du doelen des Cluveniers ; à droite, un lieutenant, de profil tourné vers la gauche, le poing sur la hanche, debout devant une table, entre deux sergents assis, l'un feuilletant un volume, l'autre tenant un plume. Au second plan, deux hallebardiers et un officier assis; au milieu, un capitaine debout, de profil tourné vers la gauche, en pourpoint verdâtre, écharpe bleue, chapeau à plumes, appuj^é sur une hallebarde et le colonel Johan Claasz Loo, assis appuyé sur une canne, le poing gauche sur la hanche, en pourpoint noir, hausse-col en fer, écharpe rouge; autour de lui, deux porte-étendard, l'un en avant, sa bannière déployée, l'autre tenant sa bannière repliée, et trois sergents portant des hallebardes. Au fond, des palissades en planches; à gauche, des arbres; à droite, une porte en bois.
H., 2,03 ; L., 3,33. T. — Fig. jusqu'aux genoux. Peint en 1663. « Voici dans le genre éclatant, à clavier riche, son œuvre maîtresse et tout à fait belle, non pas la plus puissante, mais la plus relevée, la plus abondante, la plus substantielle, la plus savante. Ici pas de parti pris, nulle afï'ectation de placer ses figures hors de l'air plutôt que dans l'air, et de faire le vide autour d'elles. Rien n'est éludé des difficultés d'un art qui, s'il est bien entendu, les accepte et les résout toutes ». (Fromentin, id., 304-305) « L'exécution est d\me liberté incomparable. Aucun effort, aucun système, ni hésitations, ni surcharges, ni repentir; c'est vu, compris, réalisé du premier coup. De près, on voit les touches vivement juxtaposées, sans liaison apparente, toutes tombées à point, toutes nécessaires, toutes décisives^ toutes expressives; de loin, c'est la nature même. » (G. Lafenestre, id.)
89- — La Réunion des officiers et sous-officiers du corps des archers de Saint Georges (1).
Dix-neuf personnes sont réunies dans un jardin, vêtues de pourpoints noir ou chamois, portant les unes des ceintures, les autres des écharpes en sautoir; le colonel ayant une écharpe et une ceinture; ils sont nu-tête ou coiffés de chapeaux à larges bords. Au premier plan, à gauche, le colonel, de face, s'appuyant sur une canne ; autour de lui, trois hallebardiers. Au milieu, le capitaine, de trois quarts tourné vers la gauche, le visage de face, en pourpoint chamois, tenant, de la main gauche, un bâton ; à sa droite, deux hallebardiers, l'un le regardant, l'autre vu de face; la droite du tableau est occupé par deux officiers et un porte-étendard. Au second plan, à gauche, sur les marches d'une estrade, un porte-étendard, et six hallebar-
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diers ; parmi eux, le peintre lui-même, vu eu buste, à gauche du porteétendard. Au fond, des maisons ; au milieu, des arbres.
H., 2 m. ; L., 4.10. T. — Fis. jusqu'aux genoux gr. nat. Point en 1639, après son retour d'Amsterdam. La plus làchôe de ses compositions: « Les figures s'y présentent au hasard, de face, côte à côte, sur deux rangées de quatre mètres... Il est clair que le peintre ne sait plus comme autrefois, ni dans les gestes, ni dans les couleurs, trouver un lien pour réunir tant|<le personnages ». (G. Lafknestre, id.)