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es Cin(i Régents de l'hospice des vieillards

Assis autour d'une table recouverte d'un lapis grenat, en vêtements noirs, cols blancs rabattus, chapeaux de feutre noir à larges bords. Trois au premier plan : l un à droite, vu de face, 1<« pourpoint enlr'ouvert ; le second, au milieu, de profil tourné vers la droite, le poing sur la hanche : le troisième, à gauche, de trois quarts tourné vers la droite, les mains sur un livre ; au second plan, deux autres régents, l'un à gauche, de trois quarts tourné vers la gauche, l'autre à droite, vu de face, le chapeau incliné sur l'oreille, la main gauclie sur la table; vers ce dernier, s'avance un serviteur, un billet à la main : à gauche, une draperie relevée.

H,, 1,68.; L., 2,52. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. reinl on 1(101. Le sujet de ce tableau et du suivant coïncidait avec l'Age de l'artiste. « Rien do plus loucliant, rien de plus douloureux que de voir cet octogénaire, dont la main vacille visiblement, dont l'œil baisse et se trouble, lutter av(!C un entêtemont superbe contre la dc-crépilude quilegagno.pourimmortaliserd'autros vieillards » (Lafknksthh, id.,200). «La main n'y est plus; il étale, au lieu de poindre, il n'exécute pas, il enduit: les perceptions de l'œil sont toujours vives et justes, les couleurs tout à fait sommaires. On no saurait imaginer ni de plus beau iioir, ni de plus beau blanc grisAtre. Peut-être en leur (composition première ont-elles une qualité simple et iiiAle qui trahit le dernier (ïfTort d'un œil admirable et dit le dernier mot d une éducation consommée ». (Fro- MUNTiN^id., p. 310). «Avec quelle sOreté les formes sont exprimées dans leurs traits non sculemtMit les plus géné;raux, mais les plus caractéristiques! Avec c^ucl esprit, les colorations sont obtenues, dans leurs masses cssonliellos. par de rapides indica-

HAARLEM

tions. En vérité, tout cel=* dénote encore chez cet octogénaire une prodigieuse fraîcheur d'intelligence, une merveilleuse sûreté de main» (Bodk).

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