‹ La HollandeChapitre 299 sur 483 · Apothéose de Guillaume le Taciturne [ QovYiàov · texte numérisé non relu

Apothéose de Guillaume le Taciturne [ QovYiàov

Des jeunes filles portant des bannières et conduisant vers la droite des éléphants, sur lesquels d'autres jeunes filles et des génies agitent des palmes, précèdent le Triomphateur, entouré de génies, des branches de laurier à la main, et tenant un lion enchaîné. Derrière lui, sur le char d'or, la Vérité et la Renommée. En avant, des jeunes filles, en tuniques blanches, portent des palmes et des vases d'or.

H., 1,42; L., 3,48. T. — Payé au peintre 450 fl. Le cadre est du sculpteur Dominicus Janss." Imitation, en petites dimensions, des Triomphes de Mantegna et d'Holbein, avec force allégories féminines, drapées à l'antique, classiques d'intention, mais bourgeoises d'exécution, d'une allure pesante, d'un galbe indécis, d'une couleur piteuse » (Lafknestre, id., 214).

165. — Les Officiers des archers de Saint-Adrien se rendant au tir (1).

Devant le doelen de leur corporation, bâtiment en briques et en

pierre, onze ofliciers sont réunis en vêtements et chapeaux noirs, une écharpe en sautoir, l'épée au côté, la hallebarde à la main : à gauche, le capitaine est appuyé sur sa canne; à ses côtés, deux ortlciers portant des hallebardes; l'un, le visage fixé vers lui, 1 autre tourné à la droite, vers ses camarades qui descendent un escalier: au premier plan, un porte-étendard, en haut-de-chausses noir, pourpoint bleu à fleurs, la chevelure ébouriffée.

H., 4,94; L., 3,34 T. — Fig. jusqu'aux genoux gr. nat. Gravé dans la Gazette des Beaux-Arts. L'attribution de cette peinture à Soutman, disciple de Rubens. a été donnéo par M. Boni;. Attribuée autrefois à Bartli, van der Heist, puis à Ravesteyn. Mais la comparaison avec le tableau de H. Pot réccninient acquis par le Musée de Rott(!rdani,page 34, a permis à M. Baiiniusde rétablir le véritable nom de l'auteur. Voir H. de Groot, 185. Sgiiicvhls avait d'ailleurs parlé d'un tableau de tireurs commandé à Pot vers 1630. « Le groupement est expressif et pittoresque, les allures ont de la liberté et de l'anipleur, les gestes du naturel. Les pliysionomies étudiées avec un soin extrême, dessinées avec une précision pénétrante, crient la ressemblance, un(î ressemblance exacte, complète, presqu(! minutieuse » (L.vkknkstkk. id., 2031.

La Courtisane (3).

Dans une chambre, une jeune femme, en robtî blanche et corsage jaune, est assise, enlacée par un homme ivre, en chausses et pourpoint rouges, qu'une vieille femme cherche à emmener. Au second plan, un autre jeune homme passe le bras autour de la taille de la jeune femme. A droite, un lit, à couverture et rideaux verts. Au premiei- j)lan, une bouteille et des fleurs dans une bassine, où se lit la signature : W. Pot.

H., 0,30; L., 0,35. B. Fig. pet. nat. Récente acquisition.

Rombout (Salomon , ?-1702.

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