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Poîiraits présumés du peintre et de sa femme

MUSÉE DE L ÉTAT

Leyde (1816). « La facture de ce tableau est prodigieuse. C'est avec une audace extrême que les couleurs sont posées à côté l'une de l'autre, sans aucun mélange : les ombres noirâtres sont figurées par des hachures restées apparentes et les rehauts de lumière semblent appliqués à la diable, comme au hasard, mais avec quel'.e sûreté merveilleuse. L'exécution est celle d'un impressionniste, mais quel impressionniste ! » (Bri;i)., I, 108).

444. — La compagnie du capilaine Rcynier Rcacl et du lieute- Cornelis Michielsz Blau dite « I^a Compagnie Maigre » (R).

A gauche, un porte-étendard, en riche vêtement, est debout près du capitaine, en costume gris à ceinture orange, chapeau noir, s appuyant sur tmc canne et tourné à droite vers un halle})ardier. En arrière, quatre hailebardiers. Au milieu, le lieutenant, en chausses grises, pourpoint jaune, ceinture rouge, le poing sur la hanche, de profil tourné vers la gauche et trois hailebardiers. A droite, un garde, portant son mousquet et quatre hailebardiers. Au tond, un édifice. A l'exception du lieutenant et du porto-étendard, les personnages sont en vèlemenls noirs avec une écharpe ou une ceinture bleues.

H., 2 m.; L., 4,25. T. — Fig. gr. nat. Tal)leau peint en 1G37 jjendant un sc'-jour du maître à Amsterdam, laissé inachevé et ternuné par Pieter Codde. « Tout le côté gauche jusqu'à la figure vue en lumière, au milieu, est de Hais, le reste est de Codde ». (Voir Oiid-llolland, t. VIII.) Autrefois dans la salle du grand Conseil de

ffuerre à l'Hôtel de Ville. « Le tableau est d'ailleurs remarquable par l'habileté avec aquelle sont groupés les personnages et par leur expression, par cet éclat delà lumière qui t'ait déjà penser à l'influence de Hembrandt, parla perfection acconjplie de l'exécution et par la ])uissance de la couleur, eu dépit des costumes noirs <jui sont ici prédominants ». (BniiDius). « Les habitants d'une riclu' nu'-tropole telle qu .Vmstcrdam avaient des prétentions plus grandes que ceux d'Haarlem, ville plus aristocratique, mais dont l'éclat commençait à pâlir. Aussi les personnages dans ce tableau sonl-ils représentés en pied, ce qui n'est pas le cas tians les tableaux d'Haarlem. Par le «groupement, l'expression des visages, la lumière claire qui démontre l'influence de Rembrandt et la |)lus grande force du coloris, malgré la tonalit('' noire du costume, il dépasse! les tableaux de 1637 » (Bonn, 59).

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