Une famille Hollandaise
Dans une chambre, au milieu, le père, vu de face, en vêtement et chapeau noirs, col blanc, manteau noir dont il retient les plis de la main gauche, étend la main droite vers une petite fdle, en robe rose et corsage gris, qui lui offre un fruit; à droite, de trois quarts tournée vers la gauche, une petite fille plus âgée, en robe noire, debout près de sa mère assise, en robe noire, corsage brun à devant brodé, collerette godronnée, manchettes et bonnet blancs : à gauche, une servante assise, en robe brune, tient sur ses genoux un bébé qui tend le bras gauche vers son père; au second plan, un garçon, vu de face, en vêtement et chapeau noirs, appuyé sur une canne. Au fond, près d'une table recouverte d'un tapis rouge, un nègre, en habits jaunes. Fond gris.
H., 0,65; L.,0,79. B. — Fig. 0,,36. Acheté 380 fl. en 1866. Cette famille a été considérée à tort comme celle de l'amiral Hein; celui-ci en effet n'eut jamais d'enfants.
765. — Portrait de Pieter Schout, drossart de Hagestein (225).
Monté sur un cheval noir qui s'avance vers la gauche, il est vu de profil; le visage rasé et encadré par une perruque blonde tourné vers le spectateur. Pourpoint jaune, chausses vertes, chapeau noir. Fond de paysage. Signé : T. D. K. (entrelacés) f. 1660.
H., 0,84; L., 0,68. B. — Grravé par Blooteling. Legs van de Poil. Le poète Jan Vos a chanté ce portrait équestre. « Peint dans une harmonie de couleurs irréprochable. » (Meyer, Oud-Holland, 1888.)
766. — La leçon d'anatomie du professeur S. Egbertsz de Vry (220).
Au milieu, un squelette sur lequel le professeur, debout à gauche, un stylet dans la main droite, fait sa démonstration. Cinq de ses élèves
MUSÉE DE l'État
l'écoutent : deux au premier plan, assis, regardant le spectateur; les autres debout, les yeux fixés sur le maître, doux à droite, le troisième à gauche. Tous les personnages sont en costume noir, collerette blanche, tête nue. Le professeur est seul coiffé d'un chapeau noir.
H., 1,29; L., 1,81. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. Premier tableau connu du maître alors âgé de 23 ans. Peint en 1619 à l'occasion de l'inauguration de la salle d anatomie dans la maison dos chirurgiens. « Bien que l'individualité des types soit nettement accusée dans ce tableau, le modelé des tètes est assez sommaire : en outre, le vermillon prodigué un peu généreusement sur les pommettes de leurs joues rap-
felle la carnation de Cornelis van der Voort et fournit une confirmation de plus à hypothèse que Th. de Keyser a été son élève. Le modelé consciencieux des tètes, nous fer.iit croire que Aert Pietersz exerça sur le développement du jeune peintre une grande influence» (Bm';i)., I, 17. E. Miciim., Rembrandt, i^O).
767. — [-a compagnie du capitaine Allarl Clocck cl de son lieutenant Lucas Jacobsz Rotgans, 16 personnages (R).
Sur une estrade, le capitaine, au milieu, de trois quarts tourné vers la droite, en vêlements bruns, s'appuyant sur une canne: à sa droite, le lieutenant, de trois quarts tourné vers la gauche, en vêtement vert, écharpe en sautoir, tenant un gant et une hallebarde. Au second plan, le porte-étendard, en costume jaune, élève le drapeau : à gauclie, sept gardes; à droite, six. Au premier plan, le Jiom des personnages est inscrit sur un papier. Parmi eux, se trouve Dirck Pers, l'éditeur de Vondel. Signé : T. K. D. accolés 1632.
H., 2,18; L., 3,50. T. — Fig. gr. nat. Salle du Grand Conseil à l'hôtel de ville. l>rop. de la ville. « Quoiqu(; l'arrangenicnt de ce tableau manque d'art, que l'ofTet général soit un peu criard, la grande vérité et l'animation des tètes exécutées dans un ton local d'un rouge pAle avec du jaime dans les clairs et des ombres V(!rdi\tres lui donnent un vif attrait » (\Vaaoi;.\, H, ;}();}). « Fonds cliauds, belle harmonitf des couleurs, aspiration au naturel dans le groupiMUent des personnages » {Oud~Holland, 1888}.
768. — La compagnie du capitaine Jacob Sipnonsz de Vries et du lieutenant Dirck G ra e /f ô'ile compagnie des Juifs (225).
Au milieu, le capitaine, assis, en vêtement noir, écharpe verte en sautoir, une canne dans la main droite, la main gauche surle pommeau de son épée, et le lieutenant, en costume gris, manches à rayures dorées, liausse-col en fer, col en dentelle, portant une canne : enti'f eux, le porte-étendard, en pourpoint blanc à nœuds roses et blancs : à gauche, sept gardes; derrière le lieutenant, un officier et deux gardes: à droite, six gardes. Au fond, le Doelen. On aperçoit, par utie porte, deux soldats jouant aux cartes sur un tambour. Signé, au-dessus de la porte : T. D. K. (entrelacés) Anno IG33.
H., 1,95; L., 6,05. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. Même provenaucc que le n* 767, « mais moins soigné, influencé par F. Hais qui travaillait auprès de Kevser, » (id.;