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Puissances moyennes

usine plus en amont, à Mauzac (10000 HP), et en projette une troisième (10000 HP) entre les deux, à Lalinde. Elle a demandé, en outre, qu'on lui accorde la concession d'une partie des forces de la haute Dordogne, domaine où il lui sera loisible d'aménager les réserves rendues indispensables par les inégalités de débit de la rivière.

L'ensemble de ces usines donne un total qui ne dépasse guère 90 000 HP, même en y ajoutant les papeteries du Limousin et du Périgord, les moulins et les petits ateliers installés sur la lisière du Massif. Cette situation ne saurait tarder à se modifier.

La Dordogne est l'objet d'activés compétitions. Grandes entreprises de distribution, industries locales, villes riveraines. Compagnies de chemins de fer, sans compter la batellerie et les cultures, convoitent concurremment les profits que promet la mise en exploitation de ses eaux. Aussi le problème est-il aujourd'hui beaucoup moins de combiner les aménagements les plus rémunérateurs que de trouver un régime d'exploitation capable de donner satisfaction à tout le monde. Deux solutions sont en présence : l'exploitation libre, concédée à des particuliers ou à des sociétés ; — la concession unique (du même type que le régime récemment adopté par le Parlement pour la mise en valeur du Rhône), accordée à une société où seraient représentés les collectivités intéressées. Etat, départements, communes, Chambres de Commerce et en même temps la grande industrie. La loi des finances de juillet 1920, qui a autorisé le Ministre des Travaux publics à concéder à la Compagnie des chemins de fer d'Orléans l'exploitation des forces motrices de la haute Dordogne et de ses tributaires jusqu'à Vernéjoux, a eu soin de spécifier que si une société unique se constitue pour l'aménagement total de la Dordogne, la Compagnie d'Orlçans

sera tenue d'en faire partie. Le champ reste donc ouvert aux discussions entre les partisans de la libre exploitation et ceux de la concession unique.

Quel que soit le régime adopté, il est possible de se faire, dès à présent, une idée de ce que pourront être les futures installations de la Dordogne (fig. 10). Les projets qui ont été soumis aux enquêtes comportaient la construction par la Compagnie d'Orléans de sept usines. Quatre utiliseraient les eaux de la Dordogne et du Chavanon. Toutes les quatre seraient régularisées par un réservoir de 190 millions de mètres cubes obtenu au moyen d'un barrage construit sur le Chavanon et qui serait alimenté par la Dordogne détournée de son cours, par le Chavanon et laClidane. Les quatre usines seraient échelonnées en aval de ce barrage au Haut-Ghavanon (6500 HP); à Singles (7600 HP); à Bort (12 600 HP) et à Vernéjoux (40000 HP). La centrale de Vernéjoux serait construite au-dessous d'un second barrage-réservoir beaucoup moins important, Les quatre usines réunies donneraient près de 60 000 HP moyens.

Sur la Rhue, trois usines seraient échelonnées. La plus haute serait située à Coindre, au centre d'un bassin où viennent se réunir les torrents descendus des Monts-Dore et du Cantal. Dans cet établissement aboutiraient, en conduites forcées, deux chutes. L'une, alimentée par les eaux venues du Nord et de l'Est (Rhue, Clamouze, Santoire) ; l'autre, par la Petite Rhue venue du Sud, toutes deux hautes de 125 mètres. Cette, double chute donnerait 20 000 HP. Les deux autres usines de la Rhue, établies à Sarrans et à Rochemont, donneraient respectivement 10000 et 9500 HP, soit pour l'ensemble de la rivière, 40 000 HP et, pour le domaine entier de la haute Dordogne, 100 000 HP moyens.

L'ouverture des premiers travaux est prévue pour Tété de 1922. On commencera par le Haul-Ghavanon et par

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Coindre. On s'attaquera ensuite à Vernéjous. L'aménagement de la haute Dordogne achevé, la Compagnie d'Orléans compte électrifier une partie de son réseau.

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ou en projet.

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dans l'intérieur d'un périmètre compris entre Guéret, Poitiers, Angouléme, Périgueux, louse, et, à l'Est, les réseaux limitrophes du du Midi. Les projets les plus importants pré\ lioration des communications entre Bordcai

Les usines futures du P.-O. sont les seules qui aient actuellement bénéficié d'une concession. Les autres projets sont encore en état d'expectative, h' Energie Electrique du Sud-Ouest, déjà propriétaire de Tuilière et de Mauzac, a demandé la concession des forces de la Dordogne dans la partie de son cours qui va de Vernéjoux, en amont, à Brivezac, en aval. On les évalue à 1 20 000 HP moyens. Le projet comporte l'aménagement d'un réservoir et de quatre usines. Le réservoir serait constitué par un barrage de 114 mètres de hauteur construit près du Chambon, en arrière duquel s'accumuleraient 525 millions de mètres cubes d'eau. C'est, avec Serre- Ponçon, l'ouvrage le plus considérable qui ait été projeté en France. Suivant l'Inspecteur général de la Brosse, il permettrait de porter en toute saison à 75 mètres cubes le débit de la Dordogne qui, dans l'état actuel, tombe en été à une vingtaine de mètres cubes. Au pied du barrage, l'usine du Ghambon donnerait 80 000 HP. Deux autres, en amont et en aval d'Argentat, fourniraient ensemble ^3 000 HP ; une quatrième, à Brivezac, 10.^00 HP.

En aval de Brivezac, à Beaulieu, la Dordogne quitte les granités et s'engage dans les plateaux calcaires. Elle descend vers l'Ouest, avec des pentes encore appréciables et des débits accrus. Il y a là, à Beaulieu, à Saint-Denis près de Martel, à Souillac, à Limeuil, à Lalinde,des forces (155 000 HP environ sans compter les affluents) qui sont utilisables et bénéficieraient de l'énorme avantage que leur donneraient les réserves accumulées en amont. L'aménagement de cette partie du fleuve améliorerait, en outre, la navigabilité de la Dordogne.

La concession des forces de la Dordogne est solllicitée, en même temps que par l'industrie privée, par les Régions de Glermont-Ferrand et de Limoges.

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