CHAPITRE ii
UN AMOUR COMME ON EN A RAREMENT VU, COMME ON EN VOR PLUS RAREMENT, COMME ON EN VERRA TRÈS-RAREMENT
Après avoir quitté son ami Alphonse Mougenot et la maison des Escaliers du Casse-cou, Alfred Robin, le cœur plus lourd que la bourse, s’achemira vers la porte Prescott, en fredonnant un air d'opéra, car, je vous le dis en passant, il avait un faible : il affichait la gaieté quand son âme était noyée d’amertume.
Alors, comme aujourd'hui, les marches de la poterne de la porte Prescott étaient envahies par une nuée de marchandes : poissonnières, fruitières, pâtissières, passementières, Irlandaises pur sang, qui se sont délivré un brevet d'importunité, sans garantie aucune du gouvernement, nous aimons à le penser. Quand donc Alfred Robin passa entre la double haie des négociantes au petit pied, il fut incontinent assailli par un feu croisé d’apostrophes oscillants entre l’andante et le reforzando, avec la gamme chromatique pour trait-d’union.
— Gilorious apples, sir !
— Splendid sutton pies, my jewell!
— Look here, misther! the beautiful garmints.
— Weil, my darling, wont you buy some sweetics P
Mar appe