LA SERBIE ET LA GUERRE BALKANIQUE
commettre, comment ne pas lui apporter notre sympathie profonde, aujourd'hui que l'empereur prussien, férocement, et sans remords, vient de le sacrifier comme appât, pour l'une de ses plus abominables machinations sournoises? Pauvre petite Serbie, avec quel héroïsme magnifique elle sait se défendre contre un ennemi qui ne recule même pas devant l'horreur de brûler sa capitale, peuplée seulement à cette heure d'enfants et de femmes! Pauvre petite Serbie, devenue tout à coup martyre et sublime, je voudrais au moins lui ramener les quelques cœurs français que mon dernier livre a peut-être éloignés d'elle. Et c'est là le seul but de cette lettre.