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d’impeccable conservation bien que n’ayant jamais été rentoilé, nous restitue une vie intellectuelle et physique de la plus aimable fraîcheur.
De l’art élégant et précis du Français Louis-Michel Vanloo (1707-1771), qui fut nommé et demeura, jusqu’à la mort de Philippe V, peintre officiel du roi d'Espagne, nous avons un double témoignage avec deux portraits historiques charmants qu'il exécuta à Madrid.
On sait que toute l'originalité de ce peintre s’affirma dans ses portraits, qui sont la production de la seconde partie de sa carrière, et de beaucoup la plus heureuse par la vérité d’un talent vigoureux, qui n'eut pas pour le féter de plus enthousiaste admirateur que Diderot. |
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Le premier de ces portraits est celui de Madame Élisabeth (fig. 26) qui épousa, en 1739, l'infant Don Philippe, fils de Philippe V, roi d'Espagne, et devint par la suite duchesse de Parme.
L'autre est celui de Marie-Thérèse, infante d'Espagne (fig. 25), qui épousa en 1745 Louis, dauphin de France, fils de Louis XV et de Marie Leczinska, père de Louis XVI, Louis XVIIT et Charles X, mais par sa seconde femme, la Princesse de Saxe, celle dont nous avons ici le portrait, étant morte sans lui laisser d'enfant.
Ces deux toiles, en très bel état, se valent par la savante maîtrise de l’art.
qu'elles exaltent. Elles ont fixé, d’après nature, des traits qui appartiennent à la grande histoire et que lon retrouve au Musée du Prado à Madrid, sur un tableau de Louis-Michel Vanloo, représentant
quatorze personnes de
FiG. 27. l'entourage du roi Phi-
lippe V. Elles ont, selon
toute vraisemblance, précédé et facilité l'exécution de ce tableau du
peintre favori de la cour de Madrid et elles sont, en tout cas, deux
documents de très grand prix, en même temps que deux œuvres de la valeur la plus complète.
CHEZ BOIN-TABURET : HENRY Frères et Cie, Successeurs
Rue Pasquier, 3, et rue de {a Paix, 7
Tout en étant les grands orfèvres que l’on sait, MM. Boin-Taburet, ou, en l'occurrence, MM. Henry frères, qui continuent cette importante
maison, se sont appliqués, avec un goût trés sûr, à la recherche des objets
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d'art et plus particulièrement de ces choses précieuses que nous a léguées le xvi* siècle et qui deviennent tous les jours plus rares, telles que montres, pendules, boîtes, bonbonnières, argenterie, porcelaines, faïences.
Tous les jours ces objets deviennent plus rares, c’est donc une bonne
fortune lorsqu'on peut en rencontrer quelques spécimens très authentiques et de belles qualités.