‹ La Jaquerie; la famille de CarvajalChapitre 111 sur 127 · DEUXIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LETTRE

Monsieur, J'ai quinze ans et demi, et maman ne veut pas que je lise des romans ou des drames romantiques. Enfin, l'on me défend tout ce qu'il y a d'horrible et d'amusant. On prétend que cela salit l'imagination d'une jeune personne. Je n'en crois rien, et comme la bibliothèque de papa m'est toujours ouverte, je lis le plus que je puis de semblables ouvrages. Vous ne pouvez vous figurer quel plaisir on éprouve en lisant à minuit dans son lit un livre défendu. Malheureusement la bibliothèque de papa est

épuisée, et je ne sais ce que je vais devenir. Ne pourriez-

vous, monsieur, vous qui faites des livres si jolis, me

faire un petit drame ou un petit roman bien noir, bien

terrible, avec beaucoup de crimes et de l'amour à la lord

Byron. Je vous serai* on ne peut plus obligée, et je

vous promets de faire votre éloge à toutes mes amies.

Je suis, monsieur, etc..

P. -S. — Je voudrais bien que cela finît mal. Surtout que l'héroïne mourût malheureusement.

2^^ P. -S. — Si cela vous était égal, je voudrais bien que le héros se nommât Alphonse. C'est un nom si joli!

LA

; 0 malvado, Incestuoso, desleal, ingrato, Corrompedor de la amistad jurada Y ley de parentesco conservada !

La Araucana.

Twas strange How like they look'd 1 The expression was the same Serenely savag^e, witli a liltle change In Ihe dark eye's mutual-dartod flame ; For she toc was one who could avenge.

If cause should be — a lioness though tame. Her father's blood, before her father's face Boil'd up and proved her truly of his race.

D. Juan, canto IV, st. 44.

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