LE BOURGEOIS
Ils sont aux murailles avec quelques bourgeois, mais ils menacent de les quitter, si l'on ne vient à leur aide. D'un autre côté, les ouvriers et les o-eus de
métiers commencent à jeter des cris, et parlent de se joindre aux vilains.
CoUPELAUD.
Sainte Vierge! voilà le pire de tout!
MAILLY
Comment? les scélérats oseraient se révolter contre ceux qui leur donnent du pain!
LAGUYART.
Mes ouvriers n'ont pas été payés depuis dix jours; je crains qu'ils ne fassent quelque sottise.
LE CONCIERGE DE LA MAISON DE VILLE, enirant.
Voici des gens de métiers qui heurtent à la porte et demandent à parler au conseil.
COUPELAUD.
A la bonne heure. Ils viennent sans doute nous offrir leurs bras. Il faut donner des armes à ces braves oens. Qu'on les fasse entrer.
(Entrent plusieurs ouvriers.)
BOURRÉ
Eh bien! mes amis, mes enfans, vous venez pour combattre nos ennemis. Vous venez nous offrir vos services?