‹ La Jaquerie; la famille de CarvajalChapitre 85 sur 127 · LA PREMIÈRE VOIX · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE VOIX

Archers, les voici. Lancez!

D APREMONT, liranl son épée.

Isabelle, approche!... iAu moment de la frapper, il est atteint

d'une iièclie.t Ha!... Moiitieuil... tue la pauvre fille!

(11 meurt.) DE MONTREUIL.

Ah! si nous avions nos armures!...

ISABELLE, à genoux.

Tuez-uioi! mon cousin.

SIWARD, entrant avec Brown et des paysans armés.

Leuiroy ! à mort! à mort! — Eh! que vas-tu faire,

gros porcher ! (Il attaque iMontreuil, le tue, et saisit Isabelle.)

ISABELLE

Au nom de Dieu et de sa sainte mère, ayez pitié de moi!

SIWARD

Ne crains rien, mon enfant. Es-tu jolie?

A votre armure, je crois que vous êtes un chevalier. Ayez pitié de la fille d'un chevalier.

SIWARD

Parbleu! c'est ma belle hôtesse. N'ayez aucune peur. Les belles n'ont jamais eu à se plaindre de

moi. ill ôtc son casque.)

ISABELLE

Vous, monseigneur de Siward! je me fie à votre chevalerie.

SIWARD

Ne craignez rien, madame; j'aurai pour vous plus

de courtoisie que vous n'en avez eu pour moi. Vous m'avez donné place dans votre château, je prétends vous donner place dans mon lit. (u lembrassc.)

ISABELLE

Au nom de Dieu, monseigneur!

SIWARD

Ne criez pas, cela est inutile. — Brown, mène nos gens au château. Il y a un noble butin à faire. La chambre verte... c'est là qu'est le trésor. Edmond t'y conduira. Je vois là-bas une cabane... Je reviendrai dans un quart d'heure... — Louis, Derrick, suivez-moi !

BROWN

Toujours le même! Allons, enfans, au château! au pillage! Le capitaine va dire ses prières*.

(Siward monte à cheval, et ses écuyers placent Isabelle évanouie devant lui. Brown sort avec les Anglais et les paysans, après avoir dépouillé les morts. 1

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