‹ La JaquerieChapitre 65 sur 139 · F. JEAN, PIERRE · texte numérisé non relu

F. JEAN, PIERRE

Je n'aime pas ce mélange parmi nos conjurés. Encore si vous n'aviez qne des hommes doux et humains comme Simon ou Morand ''^j mais cet ivrogne de Gaillon, et surtout ce Franque !... Je ne puis penser sans frémir à toutes les atrocités qu'il a commises; d'ailleurs n'a-t-il pas renié son Dieu, aussi bien que toute sa troupe?

F. JEAN

Franque avait été gravement olîensé : sa vengeance a été terrible, je le sais, mais enfin c'était une vengeance. Et puis, dans un tems comme celui-ci, il ne faut pas être si^ scrupuleux. Franque a du cœur et un bon bras. Son secours n'est pas à dédaigner.

PIERRE

Quand tous ces bandits vont se trouver les maîtres, ils seront pires que des bêtes féroces.

F. JEAN

Ne suis-je pas leur chef, et crois-tu que je ne saurai pas me faire obéir. C'est pour les retenir que j'ai consenti à me mettre à leur tête.

PIERRE

Fasse le ciel que vous en veniez à bout!

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