‹ La JaquerieChapitre 96 sur 139 · SCÈNE XXVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVII

Devant une cabane abandonnée au milieu des bois. Il est nuit. L) lii ri K 1 L. K. , L/OLlo gardant trois chevaux sellés.

LOUIS

J'ai vu, Dieu merci, plus d'une ville mise à sac, jamais cris ne m'ont fait tant de mal à entendre.

DERRICK

C'est que tu es encore bien doux de sel. Satan violerait les onze mille vierges devant moi, que je ne sourcillerais pas.

LOUIS

Vieux blasphémateur! il t'arrivera malencontre pour ton impiété.

DERRICK

Nous verrons.

LOUIS

Cette jeune dame est noble. J'en suis sûr*.

DERRICK

Eh bien! le capitaine est noble aussi.

LOUIS

C'est bien consolant pour elle.

DERRICK

Sans doute; l'enfant sera noble*.

LOUIS

Je n'aurais pas cru le capitaine capable de cette mauvaise action.

DERRICK

Bah! il en a fait bien d'autres. Seulement ses cheveux commencent à grisonner ; il n'est plus si* diable qu'au tems du siège de Rennes.

LOUIS

Que faisait-il donc alors!

SIWARD, sortant de la cabane.

Mon cheval !

DERRICK

Le voici, capitaine.

LA JAQUEIUE 251

SIWARD

II y a là dedans une femme. . . que vous emporterez au villarre. Faites-lui une litière avec des lances et vos manteaux. Ayez soin d'elle; vous m'en répondez sur votre tête.

DERRICK

C'est bon, capitaine. (ils sortent.)

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