UNE DÉMOCKATIE ES ORIENT LA SATIOX GRECQUE
I. — Une apparence de classes : riches intellectuels et menu peuple. Différence de mieurs et de goûts. — Comment tous les Grecs se rejoignent : un patriotisme modèle Le patriotisme dans les gestes et les paroles. Une pieuse réclame. La religion de la race. — Harmonie sociale. Accord de tous les journaux sur les questions politiques. Agitation apparente; comment s'explique la sédition militaire du 28 août 1909 : point de partis à desseins contraires. — Point de diviiions religieuses, point d'hostilité de classes. Le nivellement par la servitude : ni noblesse, ni
titres. Une franche égalité de fait. — L'égalité dans le» cœurs : point d'orgueil de nom ni de famille, fin modeste des héros de la guerre de l'Indépendance, la veuve de Canaris. Dans un petit pays, chacun se voit en robe de chambre : poignées de main et saluts. Le ministre et l'aboveur d'hôtel. Camaraderie des officiers et des soldats. — L'aristocratie financière. Absence de morgue chez les riches, d'envie chez les pauvres. Confiance dans les ressources de 1 esprit. Ulysse, le grand débrouilleur, patron de tous les Grecs. — Ardeur à s'instruire : le rêve du pavsan. Les étudiants d'Athènes, les allumeurs de réverbères. — L'élan de la vie nationale : le stade Panathénaïque, un jour de grande fête. Petit peuple, grande nation. Le défilé des écoles d'Athènes et du Pirée : le rayonnement des visages. — La communion des Grecs du dedans et du dehors : les Homogènes. Sollicitude des Grecs du dedans pour ceux du dehors : les réfugiés macédoniens, hôtes d'Athènes. Le partage des terres de Thessalie. — Attachement des Grecs du dehors à la Métropole. Les évergètes : dotations et fondations. Les monuments d'Athènes : Arsakeion, Varvakeion, Zappeion, Bibliothèque Vallianos, le stade Panathénaïque. Athènes, fover de la famille hellène : les embellissements de la capitale, signes de la prospérité nationale. L'impuissance du patriotisme hellène : une concorde vaine, faute de
discipline 174
H. — Pour la renaissance de l'hellénisme : rêves et revendications des patriotes. La société V Hellénismos . — L'intempérance et les erreurs du patriotisme grec : un jeune État noué. La faillite et la défaite. — Le désaccord entre les aspirations et les forces du royaume : une histoire pénible. Un misérable pavs cherche un roi. — Le gouvernement d'Otton : les institutions premières d'un Etat
régulier. La Constitution de 1844. La guerre de Crimée ou la déchéance d Otton. — Georges l" : les îles Ioniennes, don de joyeux avènement. La Constitution de 1864. Une république présidée par un roi venu du dehors. Le trône, nécessaire à l'ordre intérieur, résiste aux dépits renouvelés de l'hellénisme. Georges l" et la Ligue militaire. Un gérant indispensable. Les princes dans l'armée et hors de l'armée. L'ordre de succession au trône. — La Grèce moderne : une gageure tenue par l'industrie du peuple grec. Le progrès dans l'ordre moral et dans l'ordre matériel. La population du royaume : croissance d'Athènes et du Pirée. Les essais industriels : les vignerons du Péloponnèse. Une lourde dette portée vaillamment. L'avenir du Pirée. — Le patriotisme assagi par l'épreuve : la faillite de 1893. Ruine et humiliation. L'aventure de Crète (1897) : le débarquement sur la plage de Platania. Occupation de la Thessalie par les Turcs. A la merci de l'Europe : rectification de frontière et indemnité de guerre. Installation à Athènes d'une Coinmission financière internationale. — Preuves de sagesse en 1903, malgré les nouvelles irritantes de Macédoine. La croisade de M. Cazazis. La manifestation antibulgare « aux Colonnes » . La caravane des étudiants russes : un accueil hospitalier. Le mémoire dusyllogue macédonien. — Une forte tentation en 1908; après la Bulgarie, la Crète proclame son annexion à la Grèce. Prudence du gouvernement athénien. Docilité aux puissances; les menaces de la Turquie, l'humiliation nationale : les calculs de la diplomatie substitués désormais aux velléités militaires. L'hellénisme se réserve à contre-cfeur : l'exemple recomniandable du Piétuont 197
III. — Les maux de la Grèce : les clientèles politiques, l'émigration. L'assaut des professions libérales : trop
d'étudiants, trop d'avocats, trop de médecins dans le pays étroit et pauvre. Besoigneux aux crochets de l'Etat. Les élections et le système des dépouilles : la lutte pour la vie autour des fonctions publiques. Fonctionnaires inquiétés et inquiétants. Malchanceux et déclassés. — Pour racoler et retenir sa clientèle : luxe de divisions administratives et judiciaires, foison de fonctionnaires. Gaspillage des deniers publics, anarchie de l'administration. Projets de réformes : Charilaos Tricoupis. Le
programme de M. Theotokis pour 1905 : huit millions d'économies. Les lois obtenues par M. Rhallys : indépendance de l'enseignement secondaire, la loi sur les pensions, réduction du nombre des députés. Le retour de M. Theotokis : exclusion des officiers du Parlement, réorganisation de la gendarmerie, élargissement des circonscriptions électorales. — Les réformes et l'opinion publique : signes d'indifférence électorale donnés par la classe éclairée. Les mauvaises mœurs politiques contre les lois salutaires. Seul le progrès de l'industrie et du commerce délivrera l'État des parasites. — La désertion du sol et des usines nationales : pays du dehors, pays de cocagne. Le trafic d'hommes : la rivalité des Compagnies maritimes, les agences d'émigration. Une ligne directe Pirée-Amérique. Les rôles de la conscription diminuent Grecs contre Bulgares : marins et laboureurs. Forces et vertus du terrien ; soucis et risques du marin. Fragilité des colonies grecques. — La Bulgarie, avant-garde du panslavisme. » Tête de Bulgare! « Surmenage militaire. L'alliance avec le Turc : espoir d'helléniser l'Empire. — Les surprises de l'histoire : la déchéance du sultan, le relèvement de la Turquie. L'ère des annexions est-elle close? — La Grèce en Orient, force morale contre la force brutale. Recherche des sympathies
de l'Occident : l'aDtiquité, magnitique réclame. Clientèle de lettrés et d'ërudits. La loterie de la flotte nationale et des antiquités de l'Hellade. Le passé exploité en faveur de l'avenir. — L'Europe, nécessaire à la Grèce; souci des gestes, paroles et écrits de l'Occident. Recours à l'Angleterre, à la France, à l'Italie : la société Hellénismos à Londres, à Paris, à Rome; l'opinion commande les démarches. Le Grec plus patriote que fat 223
Table des matières 241
PARIS TYP. PLO-WOURRIT Eï G'*, 8, RUE GARANClÈRE. — 13192.
La Bibliothèque
Université d'Ottawa
Echéonce
DEC le 1970