EPITHALAME
O nuit divine, sois propice! ô toi qui leurres Ces amants enlacés! Et vous, les belles Heures, Retarde:^ d'atteler vos chevaux d'or pour eux! Chers enfants, confonde!^ vos efforts amoureux; Aimes[-vous, aimei^-vous! Quand ramante succombe^ Que parmi les bosquets étoiles la colombe Ne soupire pas plus! En vos jeux étourdis.
En vos charmants combats, que vos bras arrondis Plus fortement noués que la liane au chêne Forment une puissante et délicate chaîne.
Redouble^ vos ardeurs, rétoile brille encor. Aime!('Vous, aime^ vous! Les coquillages d'or Seront moins bien unis que vos lèvres brûlantes. Surtout, n'éteigne^ pas ces lampes vigilantes : Témoins muets des doux mystères de Vamour, Elles ne diront rien de leur secret au jour.