SAGESSE
Toute la foi qui dort en nous-mêmes s'ignore. Et le rêve dont Vor embellit nos années Se dévide au rouet brisé des destinées Si rame se complaît à la voix de l 'aurore :
Car rame est une enfant triste et fère qui veut, Pour ne pas effeuiller sur des chemins peu sûrs La rose de candeur éclose en ses yeux purs.
L'apaisement du soir et le secours de Dieu,
Le calme élyséen des jardins symboliques Où le soleil mourant frôle le vain cortège Des jeunes filles, quun ange d'ennui protège. Et la plainte des grêles voix mélancoliques.
Le souvenir des chers espoirs ensevelis Dans les limbes divins d'un amour irréel.
Et tous les songes purs qui descendent du ciel Comme une floraison d'étoiles et de lys,..
Ah, vivre en attendant le doux Donneur d'Aumônes Dont le cœur a saigné pour les fautes humaines Et suivre le troupeau des agnelles que mène Aux sources du pardon la naïve Madone,