‹ La jeune Belgique [microform]Chapitre 34 sur 215 · LE MÉPRIS · texte numérisé non relu

LE MÉPRIS

Que douce est la douceur que donne un doux mépris! Pour la faute et le crime il est plein d'indulgence; Il dédaigne Vinsulte et laisse la vengeance Au cœur vulgaire atteint par les coups et les cris.

Ni crainte ni dégoût! Sur les plus vils débris, Dans les plus fiers palais grouille une même engeance. Il faut tout pardonner, puisque V intelligence Plaint en le méprisant le mal quelle a compris.

Mépris, divin mépris, tu peux sauver le monde! Il ne sait ce qu'il fait! Répands sur lui ton onde, O source de pitié, de grâce et de bonté !

Oui, r Amour est ton frère et ta sœur est la Force,

Tu marches au martyre avec sérénité

Et les croix font caché sous leur sanglante écorce.

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