HOMMAGE
Jeune homme ^ tu fus beau. Simple ou grand, tu n'as pas Couronné du divin laurier ton front auguste ; QiCimporte qu'un haut fait illustre ne s'incruste Sur le cippe immortel qui fixe un fier trépas!
Enivré d'harmonie au rythme de tes pas.
J'aimais à contempler ta jeunesse robuste;
Quel artiste sculpta ce visage et ce buste f
Tes yeux d'acier^ dans quel glacier tu les trempas?
Ta grâce aurait été par la Grèce acclamée; L'argent mat d'tme toupe, eu tenyx d'un camée Eussent éternisé ton profil souwrain.
Mais dans ce siècle vil vaine sera ta gloire.
Ton nom n'est point inscrit sur les lames d'airain :
Pour moi seul j'ai gravé ce médaillon d'ivoire.