BAL MASQUÉ
Mon air est joyeux — Comme un souper de jeunes gens ; — Mes yeux s'égaient — Quand ils voient des yeux aimés; — Ma bouche verse des sourires — Aux amis, aux indifférents... — Mais mon âme est triste — Comme la fille d'un condanmé à mort.
Je suis semblable à ces bonnes gaies et saines, — Qui conduisent, dans les jardins, — Des petits enfants paralytiques...
(Du recueil Sylva,)