‹ La jeunesse blancheChapitre 20 sur 72 · MYSTICISME · texte numérisé non relu

MYSTICISME

Des banderoles où leur voix Traduit le chaste élan des âmes Et murmure à la Vierge : Sois Bénie entre toutes les femmes!

PROMENADE

oucEUR d'aller le soir, lorsque les chaumes blonds Flambent sur les toitures, Et qu'au milieu des blés les perches de houblons Ont des airs de mâtures.

Douceur d'aller ainsi voir les bateaux glissant Sur le fleuve aux eaux lisses,

Et de laisser parler son amour commençant Par les berges complices.

PROMENADE. 'j}

Car les talus piqués de bleus myosotis

Au pied de chaque saule, Les talus sont parfois si petits, si petits,

Qu'en marchant on se frôle.

Quel trouble de sentir le frisson contre soi

Le frisson d'une robe Et de voir un pied fin qui, comme avec émoi.

Se montre et se dérobe.

Oh 1 l'heure inoubliable où le lonsr des chemins

Sans presque rien nous dire Rien qu'à nous regarder, qu'à nous chercher les mains Et rien qu'à nous sourire,

Nous avons tous les deux, sans aveu ni serment,

Subi la même envie Et, dans le soir qui meurt, rêvé naïvement

Que c'était pour la vie!

L'EAU QUI PARLE

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