JOU L I N
Je voudrais bien savoir lesquels?
Ceux que je fais.
ACTH I.
JOULIN.
Détestable flatteur, présent le plus funeste Que fasse aux avoués la colère céleste!
MADAME 11 U G l* ET. 1
Ce.serait un flatteur platonique en tous cas,
Car, vous en conviendrez, vous ne le gâtez pas.
JOULIN.
Croyez-vous que je fais fout ce que je veux faire? Aux ordres du client il faut que je défère;
S’il s’en rapporte à moi du choix d’un avocat Mon rôle à son égard devient très-délicat;
Je ne puis disposer en faveur d’un jeune homme Que des rebuts piteux de ceux que l’on renomme.
PHILIPPE
C’est-à-dire en un mot qu’en ce temps saugrenu Pour se faire connaître il faut être-connu.
JOULIN.
Le cercle est vicieux, c’est vrai.
MADAME HUGUET
Quel parti prendre?
JOULIN.
Compter sur le hasard, être aux aguets...
PHILIPPE
Attendre!
JOULIN.
Nous pouvons quelquefois disposer d’un procès Petit par l'honoraire et grand par le succès,
Qui soulève aux débats des questions brillantes A propos de valeurs presque insigniliantes.
THILIPPE.
C’est un coup de partie un semblable début.
Morbleu 1 je donnerais dix ans pour qu’il m’échût!
MADAME HUGUET, à Joulin.
Ne trouverez-vous pas moyen qu’il vous le doive?
MAMIGNON, » part.
Je ne dis rien... J’ai peur qu’on ne s’en aperçoive. JOULIN.
Je le voudrais... mais quoi! ce n’est pas très-commun,
Ce genre de procès. J’en ai cependant un
Une captation de testament étrange.
MADAME HUGUET
Ce cher monsieur Joulin I il est notre bon ange.
JOULIN.
Hélas! mon bon vouloir pour Philippe est bridé:
Ma femme me tourmenté, et me l’a demandé Pour le fils d’une amie intime.
MADAME IIUGUET, regardant Philippe qui balise les yeux.
C’est trop juste.
JOULIN.
Lejeune homme n’a pas l’épaule très- robuste ;
Mais ma femme est têtue, et ce que femme veut Madame, vous savez fort bien...
Qu’elle le peut...
Et surtout’ quand elle est de son seigneur et maître Si tendrement aimée et si digne de l’être...
Car madame Joulifi ést charmante, dit-on.