‹ La jeunesse comedie en cinq actes et en versChapitre 33 sur 88 · PHILIPPE, MATHILDE · texte numérisé non relu

PHILIPPE, MATHILDE

PHILIPPE

Elle se cloute peu de ce qui me tourmente.

MATHILDE

Mais je m’en doute, moi. Cyprienne est charmante.

PHILIPPE

lié bien, oui, je l’adore! et d’un amour ardent,

D’un amour enfermé, muet, sans confident

Tiens, chère sœur, merci, de m’avoir ouvert l’âme; Merci! j’avais besoin d'une issue à la flamme!

J’ai besoin d’épancher le dernier sentiment Qui me sépare encor de l’avilissement.

Oui, toute ma jeunesse est là réfugiée:

C’est à ce noble amour que je l’ai confiée;

C’est lui qui me la garde! il n’est pas mon bonheur Seulement, mais encor ma vertu, mon honneur!

— Aussi je le dérobe aux conseils de ma mère Comme au souffle du Nord une plante de serre...

MATniLDE.

Pourtant un jour ou l’autre il faudra lui parler.

PHILIPPE

Oui, mais quand il sera trop tard pour reculer,

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