‹ La jeunesse d'OvideChapitre 120 sur 203 · Fastes, III, v · texte numérisé non relu

Fastes, III, v

les vierges, pour allumer les flambeaux d'hyménée. Celle qui se marie à cette date n'est pas mariée pour longtemps. De là vient, si tu t'intéresses aux proverbes, ce que le vulgaire répète : « Les méchantes se marient au mois de mai^ »

Quand il s'agit de marier sa propre fille, le poète des Fastes se montre plein de prudence dans le choix d'un jour favorable à la célébration de la cérémonie nuptiale :

J'ai — et je prie les dieux que sa vie se prolonge plus que la mienne — j'ai une fille : tant qu'elle vivra bien portante, je serai heureux! Cette fille, alors que je voulais la donner à un gendre, je cherchai un temps propice pour allumer les flambeaux de l'hyménée, je m'inquiétai des temps où il convenait de s'en abstenir. Alors on m'indique comme favorable aux épousées et aux maris le mois de juin après les ides sacrées. Car on s'est rendu compte que la première partie dumois est funeste aux couches nuptiales 2.

Cette fille chérie était née d'un troisième mariage 2, qui avait été contracté par Ovide sous des auspices plus heureux que les deux premiers et qui devait être définitif :

La dernière de mes femmes est restée ma compagne jusque dans mes vieux jours; elle a eu le courage d'être l'épouse d'un exilé '*.

Cette épouse courageuse était une veuve, mère

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