‹ La jeunesse d'OvideChapitre 178 sur 203 · Properce, II, xxxiv (éd. M., III, xxxn), v · texte numérisé non relu

Properce, II, xxxiv (éd. M., III, xxxn), v

3. Catulle, Carmen XC\\ v. 10: At popuhis lumido (jaudeat Antimacho.

4. Pontiques, W, xvi, v. 32 : Callimachi Proculus molle lenerel iler.

5. A. Gouat {Poésie Alexandrine, p. 67) donne ce renseignement sur les cent quarante livres d'élégies de Proculus d'après le De Orthographia, traité qui a longtemps été attribué à Apulée et qui semble digne de très peu de confiance.

6. On admet, d'ordinaire, qu'Antimaque est de Golophon. M. Croiset {Hist. lit t. grecfjue, t. III, p. 063) suppose qu'il était né à Claros et qu'il devint ensuite citoyen de Golophon; mais il a le tort d'appuyer cette hypotlièse sur un passage de Gicéron, Anliinachum, Clarium poelain {firutus, li, 191), où laleçon des manuscrits est clarum. Dans les Tristes, Clario n'est qu'un écjuivalent poétique de Colophonio. Voir le lirutus de J. Martha (éditions savantes. Hachette, 1892), noies critiques de la page 137.

l'es de moi, ô ma chère épouse, ô toi dont le souvenir reste gravé au fond de mon cœur<.

Le poète inconnu, dont Horace se moque par l'exagération des louanges qu'il lui accorde, avait peut-être tort de placer Mimnerme, qui est le véritable père de l'élégie amoureuse, au-dessus de l'érudit Gallimaque, dont l'art raffiné perfectionne la création de ses devanciers. Mais Ovide a parfaitement raison d'unir dans le môme éloge Antimaquc, le poète de Lydé, et Philétas, le poète de Bittis, qui est un des plus habiles imitateurs alexandrins de l'élégiaque de Golophon.

Gallimaque et Philétas sont, à l'époque alexandrine, les maîtres de l'élégie oii s'exerçaient tous leurs contemporains célèbres, entre autres Aratos, Théocrite et Euphorion. Le genre élégiaque convenait bien aux talents et aux défauts des poètes du Musée : l'élégie, en effet, est, à la fois, une œuvre facile où le travail peut aisément suppléer aux dons naturels, où le lini de la forme dissimule l'insuffisance des idées, et une œuvre personnelle où peut s'étaler le moi, si cher aux alexandrins qui ont, dans tous leurs ouvrages, définitivement renoncé à l'impersonnel anonymat de l'ancienne poésie grecque.

Élève de Philétas et imitateur d'Antimaque, Hermésianax donnait le nom de son amie Léontion comme titre à un recueil de trois livres d'élégies où — telle la Nymphe Glymène, qui, dans la grotte

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