‹ La jeunesse de BalzacChapitre 116 sur 155 · ET A. BARBIER · texte numérisé non relu

ET A. BARBIER

■Ier juillet 1826.

D'un acte de société passé sous signature privée, à Paris, le premier juillet mil huit cent vingt-six, enregistré le quatre du même mois par Labouret, qui a reçu huit francs quatre-vingts centimes décimes compris,

Il appert :

Que M1 Honoré Balzac, imprimeur, demeurant à Paris, rue des Marais-Saint-Germain, numéro dix-sept, d'une part,

Et Mr André Barbier, prote d'imprimerie, demeurant à Paris, rue de Vaugirard, numéro trente-huit, d'autre part,

Ont formé, pour l'exploitation d'un brevet d'imprimerie, une société dont la durée sera de quinze années à partir du premier juillet mil huit cent vingt-six.

Les effets de commerce, traites, obligations de toute espèce ne font obligation pour la Société qu'en tant qu'ils seront souscrits de la signature individuelle de chacun des associés.

Le fonds social est de soixante mille francs.

La raison de commerce est « Balzac et Barbier ».

Signé : H. Balzac

Signé : A. Barbier.

Le dit acte enregistré, à Paris, le sept juillet mil huit cent vingt-six, folio cent quatre-vingt-dix-sept recto, case

quatrième, par le receveur qui a perçu un franc dix centimes décimes compris, et déposé au greffe de ce tribunal suivant procès-verbal en date du six juillet mil huit cent vingt-six enregistré.

(Archives du Greffe du tribunal de commerce de la Seine.)

Voir à I'Appendice VIII, pièce n° 81, l'acte de vente de l'imprimerie à André Barbier.

Paris, ce 8 août 4826.

Imprimerie de H. Balzac et A. Barbier, rue des Marais S. G. n. 17.

Monsieur,

Nous adhérons pleinement aux propositions contenues dans votre lettre, quant à la transmission de votre brevet de libraire, sous la modification suivante :

La rente viagère que nous vous servirons sera de cent quatre-vingts francs par année: elle sera payée par trimestre et constituée par un acte sous seing privé qui vous offrira, outre la responsabilité du titulaire, la nôtre solidairement.

Nous sommes dans l'impossibilité d'ajouter aux sacrifices que nous ferions par ce traité.

Telle est, Monsieur, la base de ce traité pour lequel nous réclamons de votre part une célérité qui devient indispensable par le tems nécessaire à son accomplissement; un plus long retard compromettrait nos opérations et une fois que nous aurions été forcés de nous servir du nom d'un libraire, tout serait ajourné indéfiniment.

Nous avons l'honneur de vous saluer avec la plus haute considération

H. Balzac.

M. Gillé, typographe.

Suscriplion de la lettre : Monsieur Gillé, rue Saint- Jean-de-Beauvais, n° 16, ou aux Feuillantines, rue S.- Jacques, entre le n° 261 et 263.

[Collection Lovenioul, ms. A 259, lre partie, fol. 63.)

A MADAME DELANNOY 23 août 1826.

Versailles, 23 août 1826.

Balzac aprend (sic) avec satisfaction que Madame de Lanoy (sic) vient au secours de son fils Honoré; il lui en fait mille remercîmens avec d'autant plus de plaisir que des changemens coûteux et encore plus indispensables ne lui permettent pas de faire ce qui convient et que d'ailleurs les secours auront plus d'effet venant de la simple bonté d'un tiers, mais Balzac répond à Madame de Lanoy de tout ce qu'elle pourra faire pour son fils, à quelle somme que cela puisse se monter, et de la rembourser si l'emprunteur ne satisfait pas à ses engagemens. Elle comprendra mieux que je pourrai l'écrire que ceci doit rester dans le plus absolu secret.

Balzac espère être assez heureux pour trouver des occa sions de |manifester?] sa sensibilité à Madame de Lanoy, elles ne sauraient trop se multiplier. Il la prie d'agréer l'hommage de son profond respect. Balzac.

Suscription de la lettre : Madame,

Madame de Lanoy, rue Basse-du-Rempart, n* 42, à Paris banlieue.

27 août 1827.

M. Balzac a l'honneur de saluer Monsieur de la Pilaye et il le prévient afin d'éviter toute surprise,

1° Que des deux effets qu'il a à payer du mois, vendredi prochain, iun est de 1437 f'r. 20 cent, et qu'il est cause payable chez M. Boulanger.

2° Celui de 1000 fr. est au domicile de M. de La Pilaye, rue de Madame.

Il a l'honneur de lui présenter ses affectueuses civilités.

Suscription de la lettre : Monsieur de la Pilaye, impasse de Madame, n° 4, f. s. G.

(Collection de M. Georges Cain.)

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