H] SENTENCE DU BAILLIAGE DE VERSAILLES
relative au mariage de Philippe-Joseph Hinner avec Marguerite-Louise-Émélie Quelpée de La Borde.
24 décembre i775.
Par sentence du Baillage de Versailles du vingt-trois décembre mil sept cent soixante-quinze, duement scellée homologative de l'avis des parents et amis du sieur Philippe-Joseph Hinner, ordinaire de la musique du Roy, et maître de harpe de la Reine, fils de défunts sieur Jean Hinner, musicien, et de sa femme qui portoit le nom de Catherine, morts l'un et l'autre à Cayenne :
Il paroit que sieur Louis-Charles Demignaux, ordinaire de la musique du Roy, a été nommé tuteur du dit sieur Philippe-Joseph Hinner, à l'effet de l'assister à la célébration de son mariage, avec demoiselle Marguerite-Louise- Émélie Quelpée de la Borde, femme de chambre de la Reine, fille de sieur Louis-Mathieu Quelpée-Delaborde, écuyer huissier du cabinet de la Reine, et chef du gobelet du Roy, et, à l'effet du dit mariage, prêter tous consentemens nécessaires, et par la même sentence le dit sieur de Mignaux a accepté la dite charge.
Extrait par les notaires au Baillage royal de Versailles soussignés, ce jourd'hui vingt-quatre décembre mil sept
cent soixante-quinze, sur la grosse de la dite sentence représentée et rendue. Signé Ducro, Raux, Rauland, notaires, contrôlée Versailles ce vingt-neuf décembre 1775. Reçu sept sols. Signé : Liénard.
(La copie de cette sentence a été déposée aux Mariages de la paroisse de Saint-Louis de Versailles.)
Bibliothèque nationale, département des manuscrits. Papiers de Bérny. Nouv. acq. franc. 22562, fol. 181.
[12] MARIAGE DE PHILIPPE-JOSEPH HINNER AVEC MARGUERITE-LOUISE-ÉMÉLIE QUELPÉE DE LA BORDE
30 décembre 1775.
L'an mil sept cent soixante-quinze, le trente décembre, ont été unis en mariage par nous soussigné Germain de la Chateigner De la Chatagneraye, évêque de Saintes, avons du consentement de Monsieur Baret, curé de cette paroisse, fiancé et uni en légitime mariage, de leur mutuel consentement et de celui de leurs principaux parents, Philippe-Joseph Hinner, musicien ordinaire du Roy et de la Chambre de la Reine, âgé de vingt-un ans, fils de défunts Jean Hinner et de Catherine, ci-devant de fait et de droit de la paroisse de Notre-Dame de cette ville, rue de la Pompe, de présent de fait et de droit de cette paroisse, rue Satory, d'une part.
Et Marguerite Louise Émélie Quelpée de La Borde, femme de chambre de la Reine, âgée de quinze ans, fille de Louis Mathieu Quelpée de La Borde, écuyer, huissier ordinaire du Cabinet de la Reine, et chef du Gobelet du Roy, et de Marie Louise Pecquet, de fait et de droit de paroisse, rue Satory, d'autre part.
En présence, du côté de l'époux : de Mr Demignaux, ordinaire de la musique du Roy, son tuteur, de la paroisse Notre-Dame de cette ville, rue de la Pompe, de Mr Defougères, maréchal des camps et armées du Roy, commandant de la province du Bourbonnais, et de Mr Marsollier, maître des comptes à Paris — ; du côté de l'épouse, de ses père et mère, de Pierre Louis Pecquet, chef du Gobelet
LES HINNER. 301
du Roy, son grand'père et grand oncle, de maître Adrien Gautier de Bésigny, de Bellegarde, Président du Parlement de Paris, de M. de Saint-Aubin, huissier du cabinet de Monsieur Dartois, et autres amis qui ont signé avec les époux et nous ont certifié la liberté, le domicile, et la catholicité des contractants. Signé : Hinner, Quelpée de La Borde, De Mignaux, Defougères, de Marsollier, Quelpée La Borde, Pecquet, de St-Aubin, Pecouet, Delaborde, Gautier de Bésigny, Pecouet. -{- G. Ev. de Saintes.
Délivré le présent extrait par moi, secrétaire de la mairie, Versailles, ce six juin de l'an mil huit cent sept
Guillemot.
(Extrait du Registre des actes de mariage de la paroisse de Saint-Louis, de Versailles.)
Bibliothèque nationale, département des manuscrits. Papiers de Berny.