Treatise, Book III, Part. II, Sect. VIII, X
49. Si, écrit Hume, les générations humaines se succédaient en bloc, comme les générations de papillons, alors il pourrait être question du renouvellement du contrat par chaque génération successive. Mais, puisque la société humaine est dans un état de flux perpétuel, puisqu'il ne se passe pas d'heure qu'un homme ne sorte du monde, qu'un autre n'y entre, il est nécessaire, pour des raisons de stabilité sociale que les hommes acceptent la constitution établie avant leur naissance (Essays, vol. I, p. 452). Il est curieux de remarquer que Hume se trouve ainsi retourner, contre la thèse du contrat original, un des arguments invoqués
356 NOTES. (Pp. 244-258)
par Locke à l'appui de cette thèse elle-même. Locke avait écrit (Of Civil Government, chap. vm, § 117 : The consent of free men born under govemment, winch only makes them members ofit, beinggiven separately in their turns, as each cornes to be of âge, and not in a multitude together, people take no notice ofit, and thinking it not done at ail, or not necessary, conclude they are naturally subjects as they are men.