COME DE MEDICIS
Né en 1389 ('?), devient puissant et chef de la faction populaire en 1429, à la mort de son père. Effraye par soninfluence acquise et chaque jour croissante Rinaldo degli' Albizzi, chef du parti contraire. Est emprisonné le 7 septembre 1433 par ordre de la Seigneurie, Bernardo Guadagni étant Gonfalonier. Opinions, diverses dans la Seigneurie et dans le Conseil des Huit sur la nécessité de le mettre à mort. La majorité, redoutant la colère du peuple, s'oppose à la peine capitale et le condamne à un exil de cinq ans, lui assignant Padoue comme lieu de résidence. Le 3 octobre 1433, Côme part pour cet exil, prenant la route de Pistoie, gagnant Modène, puis Padoue, où il est reçu par les Vénitiens avec honneur. Plus tard, il obtient de pouvoir habiter Venise, et réside dans le magnifique monastère de Saint-Georges.
Le 1er septembre 1434, l'élection de la nouvelle Seigneurie est favorable aux Médicis. Luttes intestines soulevées par les Albizzi, les Strozzi et autres. Le 26 septembre, Côme de Médicis est rappelé dans sa patrie par un vœu de la Seigneurie, aux applaudissements du peuple. Le 1er octobre, rentrée de Côme dans Florence.
1435. Côme est créé Gonfalonier de justice.
1438. 11 se rend à Venise pour persuader le Sénat de maintenir Francesco Sforza au géaéralat des troupes de la
Ligue.
1444. Le parti des Médicis gagne de plus en plus dans
l'esprit du peuple et devient dominant à Florence. Tout est mis en œuvre pour que les amis de Côme aient la main aux affaires.
1449. Côme favorise secrètement de ses deniers l'ambition de Francesco Sforza ' sur le Duché de Milan, lequel en est acclamé Seigneur le 26 février 1450. Ambassadeurs florentins de Sforza, parmi lesquels Pierre de Médicis, fils de Côme.
1454. Accueil fait pai Côme aux savants enfuis de Constantinople.
1455. Après la guerre de la Ligue italienne, la paix étant rétablie, la puissance de Côme dans l'Etat s'accroît plus encore, et devient une sorte de suprématie à la mort de Neri Capponi, dont la renommée et l'autorité lui faisaient obstacle (1457, 22 novembre).
146i, 20 mars. Côme de Médicis est déclaré Père de la Patrie par un décret public
1 « Lequel se feit Duc de Millan, dit Commynes, moyennant la faveur de sa femme, bastarde du Due Philippe-Marie : et la conquesta et posséda non point comme tyran, mais comme vray et bon Prince, et estoit bien à estimer sa vertu et bonté aux plus nobles Princes qui ayent régné de sou temps. » Mémoires, t. II, p. 320. Louis XI l'estimait fort et se fit son étroit allié... « Car plusieurs fois — je cite Commynes encore — il m'a dict que s'il n'eust peu entier dedans Paris, et qu'il eust trouvé la ville muée, il se fust retiré devers les Suisses ou devers le Due de Millan, Francisque, qu'il reputoit son grand aiuv : et bien luv monstra ledict Francisque, par le secours qu'il lui envoya, que eonduisoit son filz aîné, appelle Galleasche, depuis Duc, qui estoit de cinq cens bonimes d'armes et trois mil bommes de pied, et vindrent jusques en Fores) et feirent guerre à Monseigneur de Bourbon. »
François Sforza était né à San Miniato de Cotignola le 23 juillet 1401, et mourut à Milan le 3 mars 14G6.
1464, 1er août. Côme de Médicis meurt dans sa villa de Careggi, près de Florence, âgé de soixante -quinze ans.
Depuis que Côme était revenu de Venise acclamé par le peuple, et qu'il avait tenu le pouvoir en raison de son influence et de sa popularité, il lui avait été donné d'honorer personnellement de puissants Souverains venus à Florence, deux Papes, deux Empereurs, etc. Le 22 janvier 1439, le Pape Eugène y était retourné pour y poursuivre les séances du Concile qui de Bâle avait été transféré à Ferrare, puis à Florence, où arriva, le 15 février du même an, l'Empereur d'Orient, Jean Paléologue. René d'Anjou, prétendant au royaume de Naples contre Alphonse d'Aragon, était à Florence en 1442, et l'Empereur Frédéric III y passa, le 30 janvier 1-452, en se rendant à Rome pour être couronné. Côme put encore lui faire honneur à son retour pour l'Allemagne, le 5 mai. En 1459, le 25 avril, commencèrent les fêtes illustres pour honorer Pie II et Jean Galéas Sforza, et tant d'autres personnages d'Italie; et en 1 &61 arriva la Reine de Chypre, Charlotte, fille de Jean III de Lusignan , chassée par Jacques, son frère, époux de Caterina Cornaro.
Côme avait eu de sa femme, Gontessina de Bardi de' Conti di Vernia, deux fils : Jean, mort en 1165, et Pierre, qui hérita de son pouvoir.