IV PUE FA CE
aux nues par les uns, précipitée dans les bas-fonds par les autres.
Ne vous méprenez pas, et ne cherchez pas dans la jeunesse de Catherine de Médicis des signes faits pour laisser prévoir le caractère et la nature de la femme Reine et Régente en France. Le moral de l'enfant que nous voyons passer de Florence à Home et de Rome à Florence, en des occasions si diverses, ne me parait pas avoir rien de commun avec celui de la femme qui devint un si notable négociateur en matière politique. Dans sa jeunesse, elle est le jouet des circonstances qui ont agité son pavs, et il a tenu à peu qu'elle n'en fût la victime. Son caractère se reconnaît et s'aperçoit à peine, sa personne est à peine saisissable, et ce n'est que récemment, en des dépêches étrangères aux recueils florentins, que nous avons pu déterminer les dates précises des séjours qu'elle fit à Rome sous Léon X et sous Clément VII 1 . Nièce d'un Pape, cousine d'un autre, héritière des deux, unique rejeton, comme nous l'avons dit, de cette lignée sitôt interrompue de Corne, Père de la patrie, et de Laurent le Magnifique, ces héros dans l'histoire de la grande Maison florentine, voilà son fait, ses titres, ses qualités à cette époque. Elle n'est autre qu'unejeune personne ballottée au gré des vents
1 Voyez les Appendices; années 1519, 1523 et 1530. Nous devons aux papiers conserves clans les Archives de Milan et de Mantoue les détails très-précis que nous avons recueillis.