M AGLI A BECCHI AN A
Papiers Strozzi. Lettres de Jacques Salviati (5 juin 1527) à Lucrelia de Médicis, sa femme, classe VIII , man. MCCCGIII , p. 19, et du Cardinal de Cortone (16 mai 1527), p. 16.
Du changement dans l'État de Florence, survenu le 16 mai 1527, id.
Lettre de Marie Salviati de Médicis. (Venise, 28 juin 1527).
Mesures militaires nouvellement obtenues dans le conseil, le 6 novembre 1528. « JEneadœ in ferrum pro libertate imebant. »
Auteurs latins qui furent mis par Ange Politien entre les mains de Léon X quand il était enfant, manuscrit MCCCLXXXXVII, p. 211.
Observations astrologiques sur la naissance des Princes, Laurent de Médicis, etc., man. LX.
Chanson de Claudio Tolomei au Prince d'Orange, man. DXXXV, classe XXI.
Journal de ce qui est advenu à Florence depuis 1495 jusqu'en 1532, man. DLV.
Siège de Prato, Cortone et Florence (1529), man. DLXX.
Registre des lettres de Gualterotti, Ambassadeur à Venise en 1528. Avis et nouvelles, man. DLXXIII.
Relation des noces de Pierre de Médicis, fils de Côme (1469), man. DLXXIV.
1 Sont à examiner comme contenant différents document* relatifs aux Médicis ou indiquant des sources» excellentes, les ouvrages imprimés suivants :
La Storia delta Toscana, par Inghirami.
VArchivio storico Italiano et 11 Giornale degli archivi Toscani.
La Vita di Lorenzo di Medici , par Fabroni.
Les Documenti di storia ltaliana, par Molinî.
Les Lettere di Principi le quali o si scrivono da principi a Principi o ragionan di Principi, 3 e édition; Venise, 1570, 3 volumes.
La Vie de Léon X, par Roscoë (éditions suivies de documents , surtout la traduction italienne).
Les Letters and Papers foreign and domestic of the Beign oj Henry VIII preserved in the public record office the British Muséum and alsowhere in England arranged and catalogued by J. S. Brewer; Londres, chez Longman et O, 1862, 1864, etc.
La Toscana illustra ta nella sua storia; Livourne, 1755.
Le Tavole cronolog iche e sincrone délia storia Fiorentina, formées par M. Alfred de Réunion t; Florence, 1841.
Dizionario geograjxco délia Toscana, par Repetti; 1563.
Lettere di Lorenzo de' Medici detto il Magnijico conservate nell* Archivio palatino di Modena con notizie traite dai carteggi diplomatici degli oratori Estensi a Firenze per cura di Antonio Cappelli; Modena, Vincenzi, 1863.
Négociations diplomatiques de la France avec ta Toscane , documents recueillis par Giuseppe Canestrini, et publiés par Abel Dcsjardiua, doyen de la Faculté des lettres de Douai*, 3 volumes, Imprimerie impériale.
:m APPENDICES ET CO M M EN T A 111 ES .
Pièces et documents à chercher pour aider à Chistoire de la Jeunesse de Catherine de Médicis.
J'ai indiqué les documents consultés; mais que n'aurais-je pas à dire sur le fait de ceux qu'il serait si désirable que l'on connût, et qui ont dû et doivent exister en quelque part de l'Italie, soit à Rome, dans les archives Vaticanes, soit à Florence, en quelque maison privée, chez les Torrigiani, par exemple, soit partout ailleurs? Il m'a donc paru convenable de ne pas clore cette série Appendices relatifs aux temps de la jeunesse de Catherine de Médicis, sans indiquer les pièces qu'il serait de tout intérêt de rencontrer pour pouvoir étudier Catherine en ses jeunes années d'éducation et de formation.
Qu'on le remarque bien , en effet ! Malgré les recherches de MM. de Reumont et Trollope, malgré celles que j'ai entreprises de mon côté, nous connaissons peu de chose sur l'éducation proprement dile de cette Médicis, sur le nom et la qualité de ses maîtres , sur les livres qui furent mis dans ses mains, sur l'emploi de ses heures au couvent des Murate et sur son mode de vivre à Rome, sous Clément VII, et à Florence, au palais de Côme l'Ancien, pendant les deux ans qui précédèrent son mariage. J'ai tout fait et tout tenté pour arriver à la découverte de quelques-unes de ces lettres de famille, documents intimes toujours si bons et si sûrs pour nous aider à la connaissance parfaite des personnages qui ont des titres à l'histoire, aussi bien que ceux qui les ont approchés, nourris, élevés, éduqués et dressés au chemin de la vie.
Quels sont donc précisément les pièces et documents
qu'il faut encore chercher, et qu'il est indispensable de rencontrer, pour qu'il soit possible de raconter sans lacunes ni incertitudes l'enfance et l'adolescence de Catherine de Médicis? Voici le plan que j'ai dressé et dont je recommande les indications à tous ceux que le goût des recherches pousse à consulter des collections et à questionner les recueils, liasses, cartons et filze, comme on dit en Italie, de papiers manuscrits.
Sont à rechercher dans les Monumenta Vaticana, les correspondances qui ont dû être adressées de Florence par divers personnages, soit par voie secrète, soit autrement, au Pape Clément VII, depuis le moment ou Catherine partit de Rome, en 1525, jusqu'à celui où elle y revint, en 1530, et surtout :
Les Lettere dei Cardinale di Cortona.
Idem, de Clarice Strozzi.
Idem, de Messer Ottaviano di Medici.
Idem, de Maria Satviati, la veuve de Jean de Médicis des Bandes noires.
Idem, de toutes autres personnes qui approchaient la jeune Catherine.
Pendant le siège de Florence , et pendant que l'éducation de la jeune Médicis était confiée aux nonnes du couvent des Murate , il n'est pas supposable que, malgré Ja difficulté des communications, le Pape Clément n'ait pas eu dans Florence quelque agent secret chargé de lui transmettre des nouvelles de la ville révoltée et de celles de la jeune fille dont l'existence lui était si chère. Il n'est pas à penser que quelqu'une des bonnes sœurs et Révérendes Mères de ce célèbre et distingué couvent n'ait pas pris soin de transmettre au Pontife des informations sur le caractère, le naturel, les instincts et progrès de la petite
Médicis; aussi ne saurait-on attacher une importance trop grande à trouver des Lettere soit de la Révérende Àbbesse de ce couvent, soit de quelque autre des Révérende Madri délie Murale, pendant les années 1527, 1528, 1529 et 1530.
Sur le temps que Catherine passa à Rome après la soumission de Florence, depuis octobre 1530 jusqu'en avril 1532, les pièces intéressantes et pouvant contenir quelques renseignements précieux doivent être les Comptes de dépenses du Palais Médicis, où résidait Catherine, et il se pourrait faire qu'ils fussent aussi dans quelques liasses fermées aux archives du Vatican.
Dès que les négociations matrimoniales à l'endroit de la Nièce du Pape commencèrent à être entreprises par divers Souverains, l'attention des Ambassadeurs en cour de Rome fut éveillée sur la personne de Catherine, et il y a plus de chance qu'à aucune autre époque de sa jeunesse de rencontrer des détails moins vagues et plus directs : témoin les dépêches de l'Envoyé de Milan, et les quelques lettres de l'Envoyé de Mantoue, que j'ai citées dans l'Appendice et Commentaire n° 12. Toutes les dépêches en date de Rome, depuis l'entrevue de Bologne entre le Pape et l'Empereur (1530) jusqu'à la fin de la négociation entre le Pape et le Roi Très-Chrétien en 1533 sont donc à consulter. Que disent, par exemple, les Dépêches espagnoles dans les Archives conservées à Siinancas?
De toute importance aussi ont dû être les Correspondances de CÉvéque de Tarbes, Gabriel , Cardinal de Gramont, tant de fois envoyé à Rome à cette époque , et en somme le vrai négociateur du mariage, les lettres de YEvéque de Bourges, Cardinal de Tournon, et surtout les Lettres du
Duc ctAlbany, oncle de Catherine et Ambassadeur pour le Roi près du Saint-Père, celui môme qui ouvrit la négociation et insinua dans l'esprit du Pape l'idée et le projet du mariage de Catherine avec un Prince français. La Bibliothèque impériale renferme en ses divers fonds, au département des manuscrits, des lettres de ces personnages; mais, à l'exception de quelques-unes, elles ont peu à faire avec notre sujet. Les lettres du secrétaire Nicolas Raince, alors en cour de Rome, sont sans attrait et sans mouvement; je voudrais celles des Ambassadeurs. Si, comme j'ai lieu de le penser, les dépêches de l'Évêque de Tarbes sont au complet et en minutes dans l'archive de famille appartenant à M. le Duc de Gramont, présent Ambassadeur de France à Vienne, il est extrêmement souhaitable que ce personnage de grande qualité et de non moins grande bienveillance permette à quelque érudit qui aurait sa faveur et sa confiance de prendre connaissance de tels de ces papiers laissés par M. de Tarbes. Quant aux lettres du Duc d'Albany, j'avais un peu compté sur M. Francisque Michel pour me les indiquer en leur complet dans son notable ouvrage tes Écossais en France et les Français en Écosse. mais en consultant ce livre, cependant si plein de faits, je n'ai point eu la satisfaction de rencontrer aucune indication particulière aux lettres et dépêches de ce célèbre Écossais au service de France.
Un document que j'ai vainement cherché est celui de Y Inventaire des joyaux et objets apportés de Florence par Catherine et par le Pape, lorsque celui-ci vint marier celle-là à Marseille. Cet inventaire a dû exister, s'il faut s'en rapporter au passage textuel d'une note écrite au temps où se faisaient les apprêts de la rédaction du con-
trat '. Les Médicis avaient eu de magnifiques et merveilleux bijoux. Catherine avait sans doute hérité de quelques-uns des plus beaux , le Pape Clément n'avait pas d'autre parente à qui donner ceux de son écrin ; il serait donc curieux, même sous le rapport de l'art de l'orfèvrerie, si célèbre alors en pays italien, de connaître le détail des joyaux de celle qui apporta en France la fameuse cassette du Vicentino, et des perles si grosses et si merveilleusement montées.
Restent enfin à découvrir les lettres écrites par Catherine au temps de sa jeunesse. Elles sont très-rares, et si rares que je n'imagine pas qu'on en connaisse plusieurs datées d'Italie. La besogne de cette recherche appartient du reste à M. de Laferrière-Percy, prochain éditeur, pour le compte de l'État, des Lettres privées et des Missives de Catherine de Médicis. Nous savons tous comment l'infatigable chercheur s'acquitte de ce devoir depuis plusieurs années. Pour ma part, je l'ai vu et rencontré en Italie, à son retour de Saint-Pétersbourg, et je l'eus pour compagnon d'études à Florence et à Mantoue l'année dernière. Toute la République historienne attend sa publication avec une impatience qu'il est aisé de comprendre, puisqu'elle sait de quelle utilité et de quel intérêt sont les documents épistolaircs pour arriver à connaître un personnage d'Etal dans sa politique et dans sa vie intime. Si nous pouvons apprécier aussi bien le Roi Henri IV, n'est-ce point grâce aux six volumes énormes de sa Correspondance, recueillie et publiée par M. Berger de Xivrey ? Quoi de plus frappant que les Lettres et papiers dÊtat du Cardinal de Richelieu,
1 Voyez plus haut, pafle 304, les stipulations, etc., • et sera f.iii un inventaire de tous les biens meubles tant de çà que de là l**« monts... »
APPENDICES ET COMMENTAIRES. 37t
édités par M. Avenel ? Que ne dirai-je pas de l'importance et de la curiosité qu'il convient d'attacher au jecueil en quatre volumes des Lettres d'Olivier Cromwell publié avec un soin admirable par T. Carlyle? Où rencontrer d'une manière plus saisissante en ses effets, plus vraie dans ses nuances, plus caractéristique sur tous les points, la personne politique, militaire, administrative et privée de l'Empereur Napoléon, sinon dans sa Correspondance? On ne saurait donc trop louer M. de Laferrière-Percy de la mission qu'il a acceptée de recueillir dans toutes les archives et dans toutes les collections imaginables les Lettres privées et les Missives de Catherine. Mais où il faut encore le louer davantage, c'est à l'endroit-de la conscience qu'il apporte à vouloir que ce monument écrit ne laisse rien à désirer par l'exactitude de ses copies et le soin des informations : seules causes — d'ailleurs fort honorables — du retard que mettent à paraître des volumes si désirés.
M. de Laferrière-Percy, je le sais, a peu trouvé de lettres à Rome appartenant à l'époque de la jeunesse de Catherine, époque pendant laquelle, cependant, la petite Médicis n'a pas dû manquer d'écrire à son oncle le Pape! Je ferais preuve d'ingénuité en m'étonnant que M. de Laferrière- Percy n'ait pas eu auprès des Archives Vaticanes la même bonne fortune qu'il a rencontrée partout ailleurs, voire chez les Russes. Aussi je ne m'étonne point : connaissant bien d'ailleurs qu'à Rome, en fait de documents, le Rév. Père Theiner aidant, tout vous est accordé sans que jamais vous puissiez beaucoup bénéficier d'une concession si gracieuse. Procédé aussi habile que spirituel et commode, et qui, en satisfaisant l'amour-propre de l'impétrant, met à l'abri la conscience et la politesse du Cardinalministre, dispensateur éminent des grâces et des faveurs.
Le Père Theiner, que toutes les archives du monde ont
obligé lorsqu'il entreprit sa grande campagne des Actes diplomatiques relatifs au Concile de Trente, n'imagine pas qu'on puisse rien Irouvcr, sur aucun sujet , dans les papiers qu'il a charge de conserver en sa qualité de Tabularius secrelus. Aussi vous supplie-t-il toujours de ne point prétendre à vouloir connaître ce qui, dit-il, n'existe pas. Telle est sa réponse ordinaire, pleine de bienséance d'ailleurs, puisque, à le bien entendre, elle n'a d'autre but que d'éviter des fatigues dont le résultat pourrait n'être que vanité. J'avoue cependant n'être jamais démeuré persuadé : et j'imagine encore que le Père Theiner, malgré toute la science dont il a donné tant de vénérables preuves, s'exagère la vanité des papiers du Vatican, et prend un soin trop grand de vous épargner la peine fort ambitionnée de les consulter. J'aimerais à être renseigné de facto, et je voudrais, pour le bonheur des causes historiques sur lesquelles on informe, qu'il y eût moins de perfection dans le bon vouloir du Cardinal-ministre et plus d'inclination chez le Révérend Père Tabularius à communiquer les portefeuilles et les cartons si bien rangés et classés dans les armoires du Vatican. Je souhaiterais donc que M. de Laferrière retournât à Rome et qu'il obtint de pouvoir reconnaître par lui-même si le manque de tous documents intéressants, au temps du Pape Clément, sur le fait de Catherine de Médicis, sa parente et sa pupille, est tellement absolu qu'il n'y a plus rien à espérer de ce côté-là. Qu'il demande que les Registres de la Nonciature de Florence lui soient ouverts, ainsi que les Recueils et Portefeuilles relatifs à diverses Nonciatures; qu'il parcoure ceux compris entre les années 1529 et 1534, ainsi que les Comptes de recettes et dépenses, voire les Papiers relatifs à t histoire des Papes et des Cardinaux, non moins que les Miscellanea de la Secrétairerie et de la Daterie.
Ces divers fonds ne pourront manquer de répondre heureusement aux quelques marques de curiosité qu'on leur aura témoignées.
J'ajouterai ce mot : Si M. de Laferrière-Percy n'avait point cherché, vu et reconnu par lui-même les lettres de Catherine de Médicis dispersées dans les Collections manuscrites qui sont en Europe, en serait-il arrivé à ce résultat glorieux de la formation d'un recueil comprenant aujourd'hui près de six mille lettres? Quand l'inventaire dressé d'abord par M. Busoni fut remis à M. de Laferrière- Percy par le ministère de l'instruction publique, dix-sept cents lettres formaient le recueil; en voici bientôt six mille! La Russie en a fourni quatre cents; l'Italie, quinze cents; Londres, cent cinquante; Berlin, quelques-unes, et la France , le reste. Les recherches ne sont pas encore terminées; Vienne, Copenhague et Stockholm n'ont pas encore été consultées, et les Collections particulières n'ont pas encore été toutes interrogées. La première lettre de Catherine de Médicis est du 2 septembre 1533, adressée au Duc d'Àlbany, et datée de Pistoia ; la seconde est adressée au même (Nice, 12 septembre 1533); la troisième, à la Duchesse de Savoie (même date), et la quatrième, au Duc d'Albany (3 décembre 1533), contre-signée Jeremius. Puis s'offre une lacune extraordinaire; et jusqu'en 1538, c'est un silence épistolaire absolu. Mais auparavant, de 1525 à 1533, et pendant toute l'année 1534, Catherine n'a-t-elle pas dû écrire au Pape, qui l'affectionnait tant? Ce n'est pas imaginable, et il ne me paraît pas qu'on puisse raisonnablement admettre que les papiers et les liasses du Vatican ne contiennent pas une lettre de Catherine en sa jeunesse ou d'aucun de ceux qui l'ont entourée, soignée, éduquée à Rome et à Florence ou accompagnée en France.
Page 6, ligne troisième : « son neveu », lisez « son petit-fils ».
Page 11, ligne vingt-troisième : » d'autant d'élite », lisez « de personnages aussi renommés • .
Page 12, ligne sixième : « Léon X n'était pas aimé des Français », lisez « Léon X n'aimait pas les Français • .
JJ. ligne douzième : ■ La détention qu'il subit en France lisez • dans le camp français • .
Page 27, ligne neuvième : « boulets pleins d'air », lisez » vides ».
Page 39 , ligne quatrième : • Instituts » , lisez « établissements » .
Page 59 , ligne huitième : « une belle fortune et une position * , lisez « d'une belle fortune et d'une position » .
Page 62, ligne troisième de la note : « 1521 », lisez « 1519 ».
Page 66 , ligne quatrième : « coûte que coûte » , lisez « absolument • . ïd. ligne douzième : « il l'attribuait » , lisez « il attribuait ce conseil » .
Page 73, ligne douzième : « 1536 », lisez « 1537 ».
Page 79, ligne quatrième : ■ famille d'origine », lisez* d'une famille
d» • • • origine » .
Page 89, ligne cinquième : « 1529 », lisez » 1527 ». Page 94, ligne dixième : ■ Il ne put l'empêcher et son successeur ne le voulut pas », lisez : « Il n'avait pu rien empêcher,
' Diaiti
et son successeur avait voulu le maintien de ces rigueurs.
Page 411 , ligne quatrième de la note : « 1592 », lisez « 1582. » Page 115, ligne douzième : • 1590 », lisez • 1592 ». Page 116, ligne deuxième du titre : « Clément VIII », lisez « Clément VII » .
Page 135, ligne vingt-»roisième : « Istri », lisez « Itri ».
Page 168 , ligne onzième : « vingt-six ans » , lisez « vingt-huit ans » .
Jd. ligne treizième : « à Mantoue » , lisez « près de Mantouc » . Page 180, ligne sixième , « reporté », lisez « rapporté ». Page 188, note 2 : « Clément VIII », lisez « Clément VII ». Page 193, ligne dixième de la note : • Rodolfo Rio », lisez • Rodolfo Pio » .
Page 1. Sur la chapelle des tombeaux des Médicis, ornée de monuments par Michel- Ange, consultez l'ouvrage « Délie tre sonluose capelle Medicee situate nella basilica di San-Lorenzo. Descrizione istorico-critica dcl Cav r Domcnico Morcni. Firenze, 1813.
Page 167. Marie Salviati de Médicis, fille de Jacques Salviati et de Lucrèce de Médicis, sœur de Léon X, veuve en 1526 de Jean de Médicis des Bandes noires, et mère de CAine, premier grand-duc, mourut en 15V3 dans la villa de Castello. Francesco Vinta de Volterra a écrit, à la gloire de cette remarquable femme, l'épitaphe suivante :
In terris pietas, pudor, venustas, Heu! prudentia , temperanlia , omnis Virtus déficit, evehitque secum Una luec ad superos. Viator, audi , Hac Cosmi Genitrix quiescit urna
1 Raccolta de poelici componimenti di cinque Poeti Toscari. (Giunti, Florence, 1562.)
Pages 212, 214, etc. Careggi. Cette villa charmante de Come et de Laurent, riche en tant de souvenirs, n'est qu'a trois milles de Florence. Côme l'Ancien en avait ordonné la construction à Michelozzi, et il y mourut en 1464. Merveilleusement située, au déclin d'une de ces collines admirables qui entourent Florence, la villa de Careggi a peu gardé du caractère ancien de son architecture, mais la vue que le regard y embrasse est enchanteresse. Florence apparaît élégante et gracieuse à gauche et comme à vos pieds, le cours de l'Arno suit en face des lignes serpentines, et de tous côtés, dans de beaux lointains, des collines, ici perdues dans ides touffes de verdure et couvertes de bouquets d'arbres abritant de jolies demeures, là rocheuses et sévères, et comme isolées et sauvages, ferment l'horizon. Careggi rappelle l'Académie Platonicienne en ses beaux jours, sous le Magnifique; le 7 novembre, date présumée de la naissance de Platon , le Médicis réunissait à un banquet très-solennel ceux de la célèbre Académie qui étaient présents à Florence, et de grands honneurs étaient rendus à la mémoire de l'auteur du Phédon.
Pages 30 et 175. Caffaggiolo, Autre villa construite par Côme l'Ancien, dans un site magnifique, à dix-huit milles de Florence, sur la route de Bologne, au milieu de l'Apennin, entre Monte Carelli et Vaglia. Le site est sauvage et plein de grandeur, dans le val de Siève. Côme l'Ancien préférait ce lieu si retiré, mais si beau, à tous les agréments que pouvait offrir Careggi, en raison de l'immédiat voisinage qu'avait cette villa avec Florence. A voir ce vieux manoir, hôte silencieux de ces belles solitudes apennines, on comprend admirablement le vieux Côme (Pater Patriœ) venant y demander et y trouver le repos si nécessaire , en de certaines heures , à un esprit que la politique, les affaires et l'étude ont longtemps occupé. L'événement dramatique qui a rendu Caffaggiolo célèbre fut la mort violente de la belle Éléonore de Tolède, femme de Pierre de Médicis, le 16 juillet de l'an 1576.
Pages 30, 85, 186. Poggio a Cajano. Autre villa des Médicis, jadis aux Cancellieri de Pistoia, à dix milles de Florence, recon-
struitc par Giuliano di San-Gallo sous le Magnifique. Léon X employa les plus illustres artiste» à l'ornementation des salles de cette belle résidence; Andréa del Sarto, le Pontormo et Franciabigio y peignirent à fresque les faits les plus notables de la vie du Magnifique.
Page 257, Appendice 8. Naissance de Catherine de Médicis, 13 avril 1519. Il faut ajouter un passage d'une autre dépêche du Vénitien Minio à celle en date du 28 avril. Cet ambassadeur était allé féliciter le cardinal de Médicis (plus tard Clément VII) de la naissance d'une héritière dans sa famille (cette héritière était Catherine de Médicis). On aurait désiré un fils, cependant il fallait bien recevoir ce que le ciel envoyait, et à ce propos Minio, en donnant la nouvelle au Doge de Venise, dit : « La illustre Duchessa di Urbino ha parturito una fiola femena, et essendo cum il R ino Card. de Medici, li dixi che anchora che la Illre Duchcsa di Urbino havesse parturito una feinena , non voleva perô restare di alegrarmi cum sua R ma Signoria perché se non nasceseno de le femene non potria nascer de li maschi ; lui se ne rise, et dixe : « Sapiate che se el non havesse prima fato una femena, el non saria di nos tri, perché tuti li nostri hanno prima facte le feminc che li maschi »
Page 296, Appendice 8. Arrivée de Sa Sainteté au port de Marseille, le 11 octobre 1533, samedi. L'usage de l'astrologie, alors si fréquent en Italie et en France, se trouva expérimenté par plus d'un de ceux qui étaient présents à Marseille lors de l'arrivée du Pape. Je lis, en effet dans une dépêche adressée à Milan, ce mode astrologique de donner avis de l'instant où le Pontife mit pied à terre : « Sappia dunque Vostra Signoria che la santità di Nostro Signore in uno sabato xi del présente mesc de octobre la matina a nove bore vel circà secundo li orologii de qua che importa due et meze de sole vel pocho inancho et sic ascendente Sagitario , Luna existante in combustione cum Saturno, introe in lo porto de Marsiglia cou 18 galee del Christiauissimo et quatro de la religione Rodiana.
1 Cité par M. Rawilon Brown dans un opuscule qu'il a publié sous le tilrc de Lettere diplumaticlic inédite (per le twbilissime nozze Mocenigo- Spaur), page 15.
Et la sua persona era in la Capitaoia prima in ordine coperta de brocato doro rizo con le vele et altri forni menti de damasco a la divisa del Re, etc. (Il Zancha al Carlo Atellano *).
1 Archives de Milan, Carteggio générale. En citant une dernière fois ces Archives de Milan, dans lesquelles j'ai puisé tant île fois en différente» occasions, et auxquelles je dois de connaître de si intéressants documents pour une élude diplomatique sur « Louis XI dans ses rapports avec les Puissances étrangères » , j'aurais mauvaise grâce à ne point dire publiquement tout ce que je ressens de gratitude pour la bienveillance constamment éprouvée de l'honorable chevalier Luigi Osio , directeur de ces Archives. La publication qu'il a entreprise au nom de la ville de Milan me donnera du reste l'occasion de revenir sur son nom, et de lui consacrer tout l'éloge que méritent des travaux de ce genre.
F I X DU VOLCMH.
TABLE DES MATIÈRES
- ■ ■■««ooooQ'OCO»»» " '
Préface, par M. Armand Raschet de i à xni
DÉDICACE DE M. DE ReUMOXT A MADAME LA PlUNCESSE RoSPIGLIOSI , DCCUESSE DE ZAGAROLO, NEE DE CuAMPACNT DE CaDORE. de XV à XVII